Soriba investit 20 millions d'euros pour accroître ses capacités de produits en béton préfabriqué en Vendée

A Fontenay-le-Comte (Vendée), Soriba agrandit l’une de ses usines pour répondre à l’accroissement de la demande en produits préfabriqués en béton et s’adapter aux exigences d'une production bas carbone. Il engage 20 millions d’euros sur ce site.

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Escaliers en béton préfabriqué
Des ciments à faible empreinte carbone peuvent permettre d'améliorer l'impact des produits en béton.

La préfabrication béton a le vent en poupe. A Fontenay-le-Comte (Vendée), Soriba prévoit d’investir 20 millions d’euros dans l’extension (6 500 mètres carrés prévus) de son usine, pour une livraison prévue en juin 2021. Ce site, actuellement spécialisé dans la fabrication de gaines de désenfumage et d’escaliers en béton, sera en mesure d’élargir sa gamme.

Des escaliers en béton bas carbone

Avec cette unité agrandie, Soriba, dont le siège est à Challans (Vendée) et qui compte un troisième site dans le même département à La Roche-sur-Yon, compte poursuivre sa forte poussée dans le domaine de la préfabrication d’éléments en béton (parois préfabriquées, béton fibré à haute performance…).

Pour répondre aux demandes accrues en matière environnementale, Soriba travaille depuis deux ans avec la start-up vendéenne Hoffmann Green Cement. Un contrat de partenariat a été signé cet automne pour la production d’escaliers "bas carbone" dans la future unité de Fontenay-le-Comte. Un "process industriel semi-automatisé, équipé d’un système moderne de durcissement des bétons avec gestion de la température et de l’hygrométrie" sera mis en œuvre, explique Hoffmann Green Cement.

Une énergie plus verte

"La plus autonome possible" en matière d’énergie, le site de Fontenay-le-Comte, qui fête cette année ses 40 ans, accueille à cette occasion l’un des plus importants projets français de géothermie, avec 5,2 km de sondes prévues, à 200 mètres de profondeur. Les bâtiments seront aussi alimentés en énergie photovoltaïque.

Une appétence accrue pour le préfabriqué

"Depuis cinq ans il y a une prise de conscience des acteurs du bâtiment, témoigne le PDG de l’entreprise, Stéphane Garnier. Face à la pénibilité du travail, aux nuisances sonores, au manque de main d’œuvre, il y a un intérêt renouvelé pour produire [en assemblage], comme une voiture par exemple".

"Les exigences qualitatives peuvent être supérieures à la construction sur site, et les aléas mieux maîtrisés, ajoute Stéphane Garnier. La préfabrication permet de faire des choses que l’on ne pourrait pas faire sur place. Depuis vingt ans, les prémurs et les prémurs isolés sont en plein essor. Ils se substituent à du banché sur place et au parement-isolation. Une à deux usines par an se sont créées depuis vingt ans en France".

Fondée en 1972, la PME de Challans emploie aujourd'hui 170 personnes. Son chiffre d'affaires est passé de 7 millions d’euros en 2011 à 19,4 millions en 2019 (dont 8 millions sur les escaliers et 12 millions sur les façades).

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