Ses prix divisés par deux, le Slip Français à déjà vendu 230 000 sous-vêtements en 2024

Le Slip Français est lancé dans une course contre-la-montre pour vendre 400 000 unités avant la fin de l'année. Pour y parvenir, la célèbre marque de sous-vêtements mise sur des prix divisés par deux grâce à des astuces de production et des économies d'échelle.

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Avec un prix divisé par deux, l'entreprise a atteint la moitié de son objectif de fin d'année.

Ça passe ou ça casse. Ce sont les mots choisis par Guillaume Gibault, le fondateur et président du Slip français, pour annoncer l'opération Révolution, le 3 avril dernier. L'objectif ? Vendre 400000 slips pour hommes à un prix divisé par deux d'ici à la fin de l'année. Début septembre, le compteur affichait 230000, un exploit.

Trouver l'équation entre volume et prix

«Nous avons demandé à nos partenaires comment réduire les prix, explique le dirigeant. Puis, nous avons changé le patronage, décidé de tisser la cocarde sur la ceinture au lieu de la broder, sans nier la qualité et sans réduire le poids en matière.» Il faut aussi remercier les économies d'échelle, la marque tricolore étant plutôt habituée à des commandes de 5000 à 10000 articles. Pour atteindre 400000, la marque a travaillé avec une dizaine de fournisseurs, y compris une usine au nord de Paris, qu'elle a elle-même fondée en 2023 avec cinq associés.

Si l'opération semble rencontrer un certain succès, Guillaume Gibault reste lucide. «Il faut trouver la bonne équation entre volume et prix. Même à 20 euros, le slip reste en haut de gamme, indique-t-il. Augmenter le volume est un bon moyen de réduire les prix, mais il faut que les clients suivent.» Signe encourageant : la marque enregistre 40 à 50 nouveaux clients par semaine depuis le début de l'opération.

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