A partir de juillet 2021, la nouvelle réglementation environnementale RE 2020 interdira aux installateurs de poser des chaudières à gaz dans les logements collectifs neufs. «Dans ces conditions, je suspends le projet d'agrandissement de mon usine de fabrication d'échangeurs thermiques à gaz», indique Joseph Le Mer, le président du groupe Sermeta, basé à Morlaix (Finistère).
Un investissement de 10 millions d'euros qui devait se traduire par la création d'une centaine d'emplois devant s'ajouter aux 800 postes actuels. Si la nouvelle réglementation est réellement appliquée, «je perdrai plus de 15 % de mon chiffre d’affaires annuel de 200 millions d'euros», calcule le dirigeant.
Un projet d'échangeurs à l'hydrogène et aux gaz verts
En 2020, Sermeta aura produit plus de 2,2 millions d’échangeurs thermiques en inox. 50 000 d'entre eux sont destinés aux logements neufs en France et 200 000 pour la rénovation des installations anciennes. Les autres volumes sont expédiés à l'étranger. Et, c'est pour ses marchés internationaux que le groupe industriel va continuer d'innover. Une centaine de ses collaborateurs travaillent actuellement à la mise au point de prototypes d'échangeurs thermiques qui vont fonctionner à l’hydrogène et aux gaz verts. Ils ne seront pas destinées au marché français, «mais au reste de la planète», dit encore le P-DG.



