En 2018, un violent orage a inondé l’usine de verre plat de Saint-Gobain en Égypte, en plein désert ! Le scénario s’est répété en Allemagne à l’été 2021 avec une très forte crue du Rhin. Deux épisodes parfaitement inattendus et critiques, d’autant qu’un four verrier ne peut pas être arrêté.
«Il y a vingt ans, les principaux sinistres étaient les incendies. Aujourd’hui, ce sont les inondations, la grêle ou les très forts orages», note Emmanuel Normant, le directeur du développement durable de Saint-Gobain.
Depuis deux ans, l’adaptation est devenue prioritaire selon trois axes. D’abord la protection des actifs avec des modifications progressives dans les usines, tel le déplacement d’armoires électriques sur des points hauts dans les sites verriers. Ensuite, les adaptations des horaires de travail en raison des vagues de chaleur, qui ne concernent plus seulement les sites dans des zones déjà exposées, comme en Inde. Enfin, Saint-Gobain travaille avec ses fournisseurs pour assurer la continuité de ses activités comme la sécurisation de l’électricité, ce qui avait été problématique il y a trois ans au Texas pendant un épisode de froid intense. Par ailleurs, face au stress hydrique, le groupe vise une réduction de 50% de ses prélèvements d’eau en 2030 par rapport à 2017.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3736 - Novembre 2024



