Schneider Electric veut fermer ses usines de Lattes et Saumur

Schneider Electric a présenté le 16 septembre un plan de restructuration. Deux usines doivent fermer à Lattes (Hérault) et Saumur (Maine-et-Loire). Selon les syndicats, des centaines d'emplois sont menacés.

Un technicien ingénieur de Schneider Electric sur un site de Grenoble (Isère).
Un technicien ingénieur de Schneider Electric sur un site de Grenoble (Isère).

Schneider Electric réduit sa présence en France. Mercredi 16 septembre, le spécialiste français des équipements électriques a présenté aux salariés un plan de réorganisation industrielle. Il prévoit la fermeture de deux usines à Lattes (Hérault) et Saumur (Maine-et-Loire). Les syndicats s’inquiètent aussi pour l’avenir d’un site de Grenoble (Isère) qui doit être transformé. Selon la CFDT, 390 emplois pourraient être supprimés.

Arrêt de la production en 2021

Le plan de Schneider Electric porte sur sa branche moyenne tension. Le site de Saumur est spécialisé dans la production de cellules secondaires tandis que l’usine de Lattes fabrique des disjoncteurs et des ampoules. Chacune de ces installations emploie 80 personnes. Le plan de restructuration prévoit leur arrêt au second semestre 2021.

Un plan social serait également prévu sur l'un des sites de Grenoble où sont produites des cellules primaires. Selon la CFDT, le projet pourrait se solder par la suppression de 180 emplois et la fermeture du site. De son côté, l’entreprise n’a pas encore rendu public ce plan de restructuration et elle n’a pas donné d’estimations sur le nombre de salariés concernés.

Les syndicats dénoncent des délocalisations

Outre les suppressions de postes, Schneider Electric souhaite réorganiser ses activités autour de six “pôles de référence”. “Certains postes seront transférés vers les nouveaux pôles mais une majorité de postes sera délocalisée en Indonésie, en Turquie,en Hongrie et en Inde”, redoute la CFDT. Le syndicat estime donc à 390 le nombre d’emplois menacés.

“Dix ans après le rachat par Schneider d’Areva branche Distribution et validé par le gouvernement de l’époque, le champion français de la moyenne tension participe à la mise à mort finale d’une partie de son outil industriel français”, dénonce de son côté le syndicat FO.

"La réorganisation de la production moyenne tension en France est la conséquence d'une forte baisse de l'activité et ce, depuis plusieurs années", justifie un porte-parole de Schneider Electric, cité par France Bleu Hérault. Selon la direction, un poste de reclassement sera proposé à chaque salarié.

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