Dans l'affaire de la reprise de la dernière usine française de roues de voitures, Alvance Wheels à Diors (Indre), le tribunal de commerce de Paris a auditionné les trois candidats mardi 25 janvier. L'équipementier automobile Saint Jean Industries semble favori, selon des sources concordantes contactées par L'Usine Nouvelle.
Le juge a toutefois donné une semaine de délai à l'Etat pour qu'il obtienne une lettre officielle de la Commission européenne l'autorisant à soutenir de façon massive cette fonderie mise en difficulté avec la chute de l'empire industriel de Sanjeev Gupta.
166 emplois sur 280 conservés
Bercy apporte en effet 41 millions d'euros en prêts et subventions à Saint Jean Industries, auxquels s'ajoute une aide en prêts et capital de 5 millions du Conseil régional du Centre-Val de Loire. Le fonds Avenir Automobile détenu par Renault, Stellantis et l'Etat, a promis 7 millions d'euros de prêts de long terme.

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De son côté, l'entreprise rhônalpine présidée par Emile di Serio propose de conserver 166 emplois sur 280. Elle devrait créer une filiale, Imperial Wheels, qui apporte 7 millions d'euros, dont une nouvelle technologie de roues développée par une filiale aux Etats-Unis. Les constructeurs Renault et Stellantis ont fourni au tribunal des engagements de commandes pour 2022 et 2023.
Alors que l'usine tourne au ralenti depuis la semaine dernière, les syndicats espéraient une décision mardi. "Les salariés sont épuisés par ces incertitudes et ces rebondissements. Mais on a bon espoir que ça aboutisse enfin", dit Christophe Bouvet, secrétaire CFDT du CSE de l'entreprise.



