Après six années marquées par des pertes d’exploitation, synonymes d’activité partielle et de plans de départs volontaires, Saint-Gobain Pam Canalisation renoue avec la croissance. Cette filiale du groupe Saint-Gobain, basée à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), a signé courant novembre un partenariat avec le C2IME (Commissariat d'investissement à l'innovation et à la mobilisation économique), un outil économique de la région Grand-Est, visant à l’accompagner dans le recrutement de nouveaux profils. Après avoir embauché une centaine de personnes cette année, l’entreprise se prépare à un niveau de recrutement similaire en 2023, afin de compenser les départs en retraite.
En France, ce spécialiste des canalisations d’adduction d’eau en fonte ductile emploie 1 800 personnes, essentiellement dans le Grand-Est, à Bayard-sur-Marne (Haute-Marne), ainsi qu’en Meurthe-et-Moselle à Toul, Foug, Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Pont-à-Mousson.
Décarbonation des procédés
Parallèlement, Saint-Gobain Pam Canalisation prolonge son précédent plan d’investissement de 150 millions d’euros sur trois ans, par un nouveau programme triennal de 100 millions d’euros. Les sites de Pont-à-Mousson (tuyaux de grand diamètre), de Blénod-lès-Pont-à-Mousson (plaques d'égout) et de Foug (tuyaux de petits gabarits et pièces de raccord) bénéficieront à ce titre d’une modernisation de leurs lignes de production. Une ligne de fonderie automatisée sera par exemple mise en service à Blénod-lès-Pont-à-Mousson. Par ailleurs, l’industriel poursuit la décarbonation de ses procédés. Après la mise en service il y a quelques mois d’un four électrique à Pont-à-Mousson, des cubilots de son usine de Foug devraient être remplacés par des fours électriques.
Les usines lorraines de Saint-Gobain Pam Canalisation ont enregistré en 2021 une progression de 15% de leur chiffre d'affaires, une activité portée par les plans de relance européens et la progression des marchés d'adduction d'eau au grand export. Si l’industriel anticipe un recul des investissements des collectivités en raison de la crise énergétique, ses dirigeants demeurent confiants : «La rénovation des conduites pour limiter les déperditions d’eau potable revêtira un aspect de plus en plus crucial à l'avenir», indique l’entreprise dans un communiqué.



