Depuis la fin du confinement, le spécialiste flamand des produits surgelés à base de pommes de terre, Clarebout Potatoes, attendait impatiemment la reprise de son projet : l’installation d’une usine près de Dunkerque (Nord), projet à 140 millions d'euros qui prévoit l’embauche de 320 personnes.
Niché à cheval sur les communes de Saint-Georges-sur-l’Aa et de Bourbourg, le site s’étend sur 20 hectares. L’usine prévoit de fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour une production quotidienne de 1 400 tonnes de frites, flocons et autres produits à base de pommes de terre. Une rotation de camions a été estimée à 250 véhicules par jour. L’unité de transformation devrait consommer plus de 1 750 000 m³ d’eau par an et sera dotée d’une station d’épuration. 80 % des produits sont destinés à l’Europe, 20 % à l’international.
Craintes de nuisances environnementales
Dès l’annonce du projet, fin 2019, des opposants, principalement des riverains, font entendre leur voix. Ils redoutent des nuisances liées au trafic routier, des fumées malodorantes mais aussi des dégradations environnementales notamment de la qualité de l’eau. Des consultations et une enquête publique sont alors diligentées. Mais ces dernières ont connu un arrêt à cause de la crise sanitaire et du confinement. Depuis le déconfinement, l’enquête a été reprise fin avril et devrait aboutir le 3 juillet.
Le groupe belge espère ainsi obtenir un permis d’exploitation en septembre et commencer les travaux fin 2020, début 2021. Même s’il n’est pas prévu un classement Seveso, des riverains, assistés par quelques élus, n’en veulent pas et une manifestation qui a réuni 200 personnes s’est tenue mi-juin pour contester la venue près de leurs maisons de l’usine belge. Pour l’industriel, ces inquiétudes ne sont pas fondées car le site sera performant, doté d’outils technologiques permettant la réduction des consommations par exemple.



