Acteur industriel incontournable de l’écosystème figeacois, Ratier Figeac, premier fabricant mondial d’hélices pour les avions de transport civils et militaires (groupe américain Collins Aerospace), s’est engagé depuis quelques années dans un vaste mouvement de réindustrialisation. Des transferts enclenchés «depuis 2019-2020, concomitants avec le Covid, qui a pu accélérer certaines décisions déjà en gestation», contextualise Jean-Francois Chanut, président de Ratier Figeac.
«Nous avons décidé d’internaliser, de développer et fabriquer nous-mêmes, dans nos murs à Figeac, des pièces que nous achetions auparavant à l’étranger», poursuit-il. Tel est le cas par exemple du corps de pompe, une « pièce mécanique complexe, qui demande beaucoup d’usinage », utilisée notamment dans l’hélice NP2000 que l’on retrouve dans l’avion militaire C-130H.
Maîtrise des coûts
Ce projet a bénéficié du soutien de l’Etat dans le cadre de France 2030, pour l’achat des machines et pour l’ingénierie nécessaire au développement de ce nouveau processus de fabrication. Le chantier est toujours en cours pour certaines autres pièces, internalisées aussi «pour des raisons de maîtrise des coûts et de performance», selon le dirigeant. Il devrait être finalisé d’ici l’an prochain. L’entreprise, qui fête ses 120 ans cette année, emploie 1500 personnes, et a réalisé un chiffre d’affaires de 573 millions d’euros en 2023.



