La direction de l’entreprise PPG Sealants Europe, spécialisée dans la fabrication de mastics pour l’automobile et l’aéronautique, va mettre en œuvre un plan de cessation des activités de son usine de Bezons (Val-d’Oise) a-t-on appris de plusieurs sources, mardi 6 octobre.
La décision de la société, filiale du groupe américain de peintures PPG, a été annoncée lors d’une réunion exceptionnelle du comité social et économique (CSE), jeudi 1er octobre. Le site, implanté à Bezons depuis 1905 et anciennement propriété du Joint Français puis de Hutchinson et enfin de PPG Sealants Europe depuis 2015, emploie 209 salariés dont une centaine d’ouvriers.
"Le site fermera en juin 2021. D’ici là trois vagues de départs sont prévues. La première en février 2021 concernera 98 salariés, soit tous les ouvriers, la seconde en mai portera sur 74 postes. Les emplois restant seront supprimés à la fermeture de l’usine en juin", détaille un élu CGT du CSE.
Selon cet élu cégétiste, la production de mastics pour l’automobile sera délocalisée en Espagne et celle pour le marché aéronautique sera transférée en Angleterre.
Les négociations portant sur le contenu de mesures d’accompagnement devraient se dérouler jusqu’en janvier 2021. Une cellule de reclassement sera mise en place pour faciliter les mobilités externes comme internes car le groupe PPG possède plusieurs autres usines en France.
Dans une pétition en ligne la CGT juge injustifiée la décision de fermeture. "Le rapport d’expertise social et économique réalisé par un cabinet indépendant réalisé en 2019 présente un bilan économique très rentable et durable avec une vision de pérennité", relève le syndicat ouvrier.
Nessrine Menhaouara, la maire de Bezons, réclame également des explications sur la situation réelle de l’entreprise à la direction de la société. "C’est toutes et tous ensemble que nous devons travailler à une solution pour ce site, et toutes les bonnes volontés, et avant tout celle de l’État, sont les bienvenues", plaide Nessrine Menhaouara.
Les salariés, eux, se raccrochent à l’espoir que des repreneurs se manifestent pour racheter le site.
Sollicitée par l’Usine Nouvelle, la direction n’a pu être jointe.



