Analyse

[Pétrole] Maintenant, la guerre des mots...

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Puits de pétrole
La Russie et l’Arabie saoudite ont relancé toutes deux la production et la guerre des prix du pétrole en pleine crise du Covid-19. Mais un troisième acteur a aussi sa part de responsabilités.

Bien qu’elles s’en accusent mutuellement, la Russie et l’Arabie saoudite ont bien relancé toutes deux la production et la guerre des prix du pétrole.

"L’histoire les jugera", prévient Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, dans  "Les Échos". Ce qui leur est reproché, ce n’est pas de laisser filer la production, elles l’ont fait à maintes reprises. Ce n’est pas de brader du pétrole, l’Afrique de l’Ouest l’a fait en 1986 pour conquérir ses parts de marché. Ce qui leur est reproché, c’est de le faire au moment où la pandémie de Covid-19 frappe la plus grande partie du monde. La croissance s’effondre, les économies tournent au ralenti. Le virus frappera plus durement encore les pays les plus pauvres, dont certains auront cruellement besoin de leur rente pétrolière. Mais il est un troisième responsable dont on parle peu. Celui-là même qui met la pression à l’Arabie saoudite, "présidente temporaire du G20 et acteur majeur de l’énergie", selon le secrétaire d’État Mike Pompeo. La production de pétrole des États-Unis est passée de 8,8 à 12,8 millions de barils par jour en trois ans, pendant que la Russie et l’Arabie saoudite modéraient la leur. Donald Trump se réjouissait de la baisse des cours, avant qu’elle frappe ses fidèles électeurs des États pétro-gaziers (Texas, Dakota du Nord et Pennsylvanie).

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