Le groupe japonais d’électronique Panasonic, qui compte 243 500 salariés dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 6 700 milliards de yens (l’équivalent de 51 milliards d’euros) sur son dernier exercice fiscal clos en mars 2021, confirme avoir été victime d’une cyberattaque durant laquelle des données résidant dans ses serveurs ont été compromises.
Comme l’exige la réglementation nipponne, il en avertit les autorités compétentes et met en place les contre-mesures nécessaire pour prévenir l’intrusion de parties extérieures à son système d’information.
A ce stade, l’étendue de l’impact n’est pas connue. «En plus de mener sa propre enquête, Panasonic travaille actuellement avec une société spécialisée pour enquêter sur la fuite et déterminer si la violation impliquait des informations personnelles des clients et/ou des informations sensibles liées à l'infrastructure sociale», précise l’entreprise dans le communiqué.
Contexte difficile

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Cet incident intervient à un moment compliqué, alors que le groupe se lance dans une transformation de choc pour s’extraire du marasme dans lequel il est plongé depuis dix ans. C’est une première épreuve importante pour le nouveau PDG, Yuki Kusumi, qui a pris les commandes en avril 2021, dans un contexte difficile où la pandémie du Covid-19 a plombé les résultats de l’entreprise.
Panasonic n’est pas le premier grand groupe japonais à subir le fléau de la cybercriminalité. En 2014, une filiale de Sony aux Etats-Unis a subi une cyberattaque de grande ampleur attribuée par l’administration américaine à la Corée du Nord. Elle aurait coûté au groupe nippon d’électronique de loisir près de 100 millions de dollars.



