OSE Immunotherapeutics franchit un nouveau cap. La biotech nantaise a annoncé dans un communiqué publié mercredi 30 juin son intention de déléguer au sous-traitant français Cenexi (1500 employés, 200 millions d'euros de chiffre d'affaires) la production des lots cliniques et le remplissage de son vaccin anti-Covid-19 de seconde génération, CoVepiT, sous réserve de résultats positifs des essais de phase I. Ces opérations se dérouleront sur un des trois sites de Cenexi, à Hérouville-Saint-Clair (Normandie).
En plus du remplissage, Cenexi réalisera la mise en œuvre des peptides (l'ensemble de macromolécules entrant dans la confection du vaccin) et leur émulsion stérile. Une ligne de production dédiée sera mise en place, "avec une capacité disponible de remplissage de 40 millions de flacons par an", selon OSE Immunotherapeutics. Son vaccin, qui n'est pas attendu avant 2022 au plus tôt, se place parmi les produits dit à large spectre, ciblant onze protéines du SARS-CoV-2. Il aura pour "objectif de couvrir tous les variants existants et futurs du SARS-CoV-2", écrit la société d'immunologie dans un communiqué.
Deux autres vaccins français de seconde génération à l'étude
Aux côtés d'Ose Immunotherapeutics, deux biotechs françaises sont sur le front. À Lyon (Rhône), Osivax, spécialiste des vaccins et de l’immunothérapie, développe un vaccin multi-usages, qui ciblera la famille des coronavirus. Le programme ne cible pas les protéines de surface du virus, sujettes à mutation, mais la nucléocapside. Interrogée par l'Usine Nouvelle en février 2021, la directrice business développement évoque un démarrage des essais cliniques d’ici à "début 2022".
Le projet le plus avancé est porté par Valneva, une biotech franco-autrichienne installée à Saint-Herblain (Loire-Atlantique), qui a engagé les phases commerciales et productives. Dès septembre 2020, Valneva a conclu un accord majeur avec le Royaume-Uni, d’un potentiel de 1,4 milliard d’euros et de 190 millions de doses.
Début juin, Valneva annonçait avoir débuté les essais de phase III auprès de 4 000 participants au Royaume-Uni. Les résultats sont attendus en septembre 2021. La société prévoit de soumettre des demandes d’autorisation de mise sur le marché au cours de l’automne 2021.



