Oracle va étendre son infrastructure de cloud à la France. Le numéro un mondial des bases de données, présent aussi dans les serveurs, les ERP et autres logiciels de gestion d’entreprise, a décidé d’ouvrir son premier datacenter dans l'Hexagone. Le projet a été annoncé en août 2020. Il devrait se concrétiser au courant de 2021. Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé. Mais il devrait rester modeste compte tenu de la position de challenger d’Oracle dans le cloud en comparaison avec celles d’Amazon, de Microsoft, de Salesforce ou de Google.
Grand portefeuille de clients en France
Avec ce datacenter, Oracle entend améliorer la capillarité de ses services cloud et rassurer ses clients français en leur offrant la localisation de leurs données sensibles en France. Une préoccupation majeure des entreprises, des collectivités locales et de l’Etat comme en témoignent les initiatives Cloud de confiance ou Gaia-X. Oracle dispose en France d’un grand portefeuille de clients pour ses systèmes de gestion de bases de données, ERP et autres logiciels de gestion. Avec son prochain datacenter en France, il espère les capter dans son propre cloud plutôt que de les laisser filer chez Amazon, Microsoft ou IBM. C’est-ce qu’il est en train de faire avec l’ERP de la SNCF.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie d’expansion d’Oracle dans le cloud avec l’objectif d’étendre son infrastructure à 36 régions d’ici à juillet 2021, contre 25 aujourd’hui, dont quatre en Europe : Londres au Royaume-Uni, Francfort en Allemagne, Amsterdam aux Pays-Bas et Zurich en Suisse.
A la poursuite d'Amazon et de Salesforce
Oracle suit ainsi l’exemple de quatre de ses compatriotes déjà présents en France avec au moins un datacenter : IBM, Salesforce, Microsoft et Amazon. Il sera le cinquième à les rejoindre dans cette stratégie en 2021, grillant la politesse à Google qui n’ouvrira son premier datacenter en France qu’en 2022.
Oracle se targue de faire partie des rares acteurs présents dans les deux segments du cloud : celui de l’infrastructure à la demande (IaaS pour Infrastructure as a service et PaaS pour Platform as a service) représenté par Amazon Web Services, et celui du logiciel à la demande (SaaS pour Software as a service) incarné par Salesforce. Il est engagé dans une folle course-poursuite de ces deux leaders. Selon le cabinet IDC, il se situe cinquième mondial derrière Amazon, Microsoft, Salesforce et Google, avec seulement 3,1 % de l’ensemble du marché du cloud public estimé à 233,4 milliards de dollars en 2019.



