OCOchem lance un pilote de 60 t/an pour valoriser du CO2 en molécules organiques

La jeune pousse américaine OCOchem propose de produire du formiate d’hydrogène et du formiate de potassium à partir de CO? et d’eau, par électrolyse, à Richland, dans l’état de Washington. L'idée est de mettre au point des petits modules avec une surface active de 1,5 m2 pour ensuite les multiplier pour réussir une montée en échelle.

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OCOChem
Module d'électrolyse mis au point par OCOCHem.

La start-up américaine OCOchem a dévoilé sa nouvelle installation pilote dédiée à la production de formiate d’hydrogène et de formiate de potassium à partir de CO2 et d’eau, à Richland, dans l’état de Washington. D’un investissement de 5 millions de dollars, cette unité modulaire est capable de produire 60 tonnes de formiate par an, selon un procédé basé sur une électrolyse du CO2 dans l’eau, équivalent à une « photosynthèse artificielle ». Au cœur de cette innovation : un empilement de quatre cellules électrolytiques équipées d’électrodes de diffusion de gaz (GDE) avec une surface active de 1,5 m² chacune (Carbon FluX Electrolyzer), fonctionnant à température et pression ambiantes, avec « une efficacité énergétique et économique sans précédent ».

Un procédé basé sur l'électrolyse

Le procédé s’appuie sur une électrolyse en deux temps : d’abord la génération d’hydrogène à l’anode, puis la fixation du CO2 au niveau de la cathode, par une catalyse métallique Le formiate, produit à une concentration de plus de 35 %, est ensuite séparé de l’eau pour obtenir une concentration de qualité commerciale à l’aide d’un procédé de distillation extractive développé par OCOchem. Selon EcoEngineers, un cabinet indépendant d’analyse, chaque tonne de formate produit permet d’éviter ou retirer 7,2 tonnes de CO2 de l’atmosphère, à travers le remplacement ds procédés fossiles. La modularité de l'installation — fabriquée en usine et assemblée en seulement six semaines — promet une montée en puissance rapide et à moindre coût, par simple duplication des modules, en associant des centaines, voire des milliers de cellules. OCOchem estime que cette méthode représente une rupture à plusieurs niveaux : elle consomme du CO2 capturé plutôt que de l’émettre, fonctionne à l’aide d’électricité verte, et permet de s’affranchir des ressources fossiles et agricoles — tout en ouvrant la voie à des molécules comme des solvants, des biocarburants ou des vecteurs d’hydrogène liquide.

Une création en 2017

OCOChem a été cofondée en 2017 par Todd Brix, formé en ingénierie chimique à l’université de Washington. Il avait cependant bifurqué dans le domaine de l’électronique. Il était précédemment directeur général chez Microsoft où il a créé des activités IoT, Mobile et e-commerce au sein du Windows Business Group. Avant de rejoindre Microsoft, Todd Brix avait cofondé une start-up spécialisée dans les systèmes d'automatisation industrielle et a travaillé chez Intel et Silicon Graphics dans l'automatisation des équipements de traitement des semi-conducteurs.

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