L’industrie des cosmétiques reste discrète sur ses émissions de CO2. En France et en Europe, les fédérations indiquent des efforts constants pour réduire les besoins énergétiques, mais aussi de multiples initiatives de réduction de la consommation d’eau, des déchets, en particulier des plastiques.
Parmi les grands acteurs, L’Oréal a déjà bien avancé. Lancé en 2013, son programme Sharing beauty with all vise une réduction en 2020 de 60 % de l’empreinte environnementale des usines et des centrales de distribution par rapport à 2005. Alors que les résultats seront présentés en avril, L’Oréal a déjà officialisé une réduction de 77 % des émissions de CO2 de ses sites industriels dans le monde, et ce, malgré une augmentation de 38 % de la production. Une douzaine de ses 39 usines sont neutres en carbone, et cinq sont dites waterloop, assurant un recyclage complet de l’eau et une utilisation en circuit fermé.
En 2019, le groupe a aussi atteint la neutralité carbone pour l’ensemble de ses opérations en Chine. L’Oréal s’est aussi engagé fin 2017 à la neutralité carbone pour l’ensemble de ses sites industriels, administratifs et de R & D dès 2025. En novembre dernier a été ajoutée une cible de zéro émission nette pour l’ensemble du groupe en 2050.



