La SNCF poursuit sa route vers le transport de voyageurs autonome. Une deuxième semaine d'essais a lieu depuis le lundi 17 mai au sein du Centre d'essai ferroviaire (CEF) de Petite-forêt près de Valenciennes (Nord), visant à tester la conduite d'un TER Regio 2N au niveau GOA 2 (niveau d’automatisation), où l'automatisation se limite aux phases d'accélération et de freinage. Une étape supplémentaire pour le consortium formé en 2018 réunissant la SNCF, Alstom, Bosch, Spirops (un laboratoire français de recherche en IA) et Thales, qui bénéficie d'un budget de 57 millions d’euros financé pour 30 % par la SNCF, 30 % par l’Etat via Railenium et 40% par leurs partenaires. Le géant du rail avance toujours l'horizon 2023 pour la mise en circulation du premier Transilien entièrement autonome.
SNCF Deuxième semaine d'essais
En mars 2021, la SNCF avait déjà procédé à une première semaine d'essais de son TER modifié sur la voie commerciale reliant Aulnoye et Calais (Hauts-de-France). Des ingénieurs et des techniciens avaient embarqué à bord d'un train équipé de caméras et de capteurs lidar. Systèmes de reconnaissance des signaux le long de la voie ainsi que géolocalisation de la rame avaient alors été testés avec succès.
SNCF Pour cette deuxième semaine d'essais, la SNCF souhaite vérifier le comportement du TER dans un fonctionnement semi-autonome. Supervisées par un conducteur, les phases d'accélération et de freinage seront contrôlées informatiquement par un logiciel. Cette rame prototype sera ensuite utilisée durant deux années pour des essais (sans voyageurs) durant les vacances scolaires. Le reste de l'année, elle sera en circulation "classique" et "enregistrera des données qui permettront d'améliorer la performance des algorithmes de reconnaissance des signaux en détectant, par exemple, la couleur des feux de signalisation et de l'environnement du train", explique la SNCF.
Une automatisation du fret en parallèle
Aux côtés de son projet de TER autonome, la SNCF travaille avec un second consortium réunissant Alstom, Altran, Ansaldo STS et Apsys sur l'automatisation du transport de marchandises. La date de 2023 est également avancée pour ce projet. Quant au TGV, le déploiement d’une automatisation de niveau GOA 2 est dans les tuyaux. Des niveaux d'automatisation qui pourront être modulés selon l’acceptation par les voyageurs de rouler dans un train sans conducteur à 300 km/h.



