«Nous avons trois années devant nous, ça permet d’accompagner les entreprises qui ont des difficultés.» Dimanche 7 janvier sur France 3, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie a indiqué que les prêts garantis par l’Etat (PGE) pourraient être rééchelonnés jusqu’à fin 2026 – contre une échéance de remboursement initialement prévue le 31 décembre 2023. «Bien sûr, cela va permettre de sauver certaines entreprises, a assuré le patron de Bercy. J’ai toujours dit que les PGE étaient là pour soutenir les entreprises pas pour être un boulet.»
Plus de 144 milliards d'euros de prêts
Selon le dernier comptage publié en mai par la Banque de France plus de 802 000 PGE ont été accordés à quelques 600 000 entreprises depuis 2020. Montant total des aides : 144,31 milliards d’euros, dont près d’un tiers avait déjà été remboursé début 2023 selon les autorités. Ce sont surtout des TPE (80,43%) et des PME (14,89%) qui ont bénéficié du dispositif dans trois secteurs principaux : l’automobile, le BTP et l’hôtellerie-restauration.
Ce geste de l’Etat sera le bienvenu alors que les défaillances d’entreprises ont été en forte hausse en 2023, avec 55 492 cas recensés contre 36 620 en 2022 (+34%). L’économie française continue de créer des emplois (+146 000 en 2023) avec 25 000 postes attendus au premier semestre 2024, mais la parenthèse post-covid est bel et bien finie.
En réponse, Bruno Le Maire préfère positiver. «Sur les faillites on insiste sur le chiffre plus élevé qu’avant crise, on devrait aussi insister sur les créations d’entreprises», estime le ministre qui s’appuie sur les 394 000 entreprises créées au troisième trimestre 2023 sans compter les 1,06 million montées par des autoentrepreneurs sur la période.



