Les mini-lanceurs de Sirius Space Services mettent le cap vers l’Océanie. Parmi les figures du New Space à la française, la deeptech francilienne Sirius Space Services a révélé ce mercredi 18 septembre 2024 un accord avec l’australien Equatorial Launch Australia (ELA), qui possède et opère le centre spatial d’Arnhem, au nord du continent australien. Ses premières fusées quitteront le plancher des kangourous vers l’espace à compter de 2026.
Sirius Space Services pourra donc s’appuyer à l’avenir sur deux sites de lancement, compte tenu du centre spatial guyanais à Kourou, pour commercialiser son service de mise en orbite de satellites. En Australie, un pas de tir (précisément le complexe n°3) lui sera entièrement réservé.
Selon Antoine Fourcade, cofondateur et PDG de la deeptech, cette pluralité est nécessaire « pour envisager une montée en cadence jusqu’à 18 lancements par an selon l’évolution du marché ». Situé à 12° au sud de l’équateur, la base d’Arnhem offre un vaste choix d’orbites et d’inclinaisons orbitales. Son premier client, en 2022, n’était autre que la Nasa, qui l’avait choisie pour sa première mission hors des Etats-Unis.
Le chantier débute en octobre
Rebaptisé « Le Mans » (le directeur technique de la deeptech étant un fan de course automobile, paraît-il), le complexe sera mis en chantier en octobre prochain. Les premières activités devraient débuter au deuxième semestre 2025.
Sirius Space Services a été lauréate au printemps dernier du dispositif « Démonstration d’un service de micro et mini-lancements ». La signature d’un premier contrat commercial avec le gouvernement français et le Cnes a suivi, lui permettant de financer son vol inaugural.
La deeptech développe une gamme de trois lanceurs : Sirius 1, Sirius 13 (deux boosters) et Sirius 15 (quatre boosters), pour une charge utile allant de 175 à 1100 kg. Son moteur Star-1, imprimé majoritairement en 3D, utilise un mélange d’oxygène liquide et de méthane liquide. Une première mise à feu a eu lieu en décembre 2023. Le premier vol balistique de Sirius 1 est donc programmé en 2026.



