Le géant allemand BASF prévoit de construire un site de production de 100 000 tonnes de néopentyl glycol (NPG) par an, au sein de son Verbund de Zhanjiang (Chine). Et ce, afin de répondre à la demande du fabricant chinois Zhejiang Guanghua Technology (KHUA), qui utilise le NPG comme matière première dans la synthèse de ses résines polyesters. Pour ce faire, les deux industriels viennent de signer une lettre d’intention, actant leur collaboration à long terme.
De son côté, KHUA s’apprête à construire une usine de 100 000 tonnes de résines par an – destinées à l’industrie des revêtements en poudre haut de gamme –, sur l’île de Donghai, située dans la zone de développement économique et technologique de Zhanjiang (ZETDZ), où BASF construit également une usine de NPG de 80 000 t/an.
« Ce partenariat contribuera à répondre à la demande croissante de revêtements en poudre respectueux de l'environnement en Chine et dans la région Asie-Pacifique, au sens large », a déclaré Vasilios Galanos, vice-président principal des Intermédiaires pour la région Asie-Pacifique chez BASF. « Nous fondons de grands espoirs sur le site de Zhanjiang Verbund de BASF, qui établira une nouvelle norme dans l'industrie pétrochimique en utilisant une énergie propre, en conservant l'énergie et en réduisant les émissions (…). Cela nous permettra de réduire les COV et de contribuer à un avenir durable », a ajouté Jeffrey Sun, président de KHUA.
BASF compte déjà quatre usines de NPG au niveau mondial à Ludwigshafen (Allemagne), à Freeport (Texas, États-Unis), ainsi qu’à Jilin et Nanjing (Chine). Cette cinquième usine, qui devrait être opérationnelle d’ici au quatrième trimestre de 2025, viendra porter la capacité de production totale de BASF en NPG à 335 000 t/an.
À noter que le NPG est un intermédiaire principalement utilisé dans la production de résines en poudre, mais aussi dans la fabrication de lubrifiants, de plastifiants et de produits pharmaceutiques.



