Il sera opérationnel avec seulement trois petits mois de retard. Lundi 1er février, les chantiers de l'Atlantique ont livré à MSC (troisième acteur mondial) le MSC Virtuosa. Le géant des mers devient le plus gros paquebot en activité de la compagnie suisse.
IVANSARFATTI.COM (Pierfrancesco Vago, président exécutif de MSC Croisières et Laurent Castaing, directeur général des chantiers de l’Atlantique étaient présents lors de l'inauguration Crédit : Ivan Sarfatti)
16 navires sur 18 construits en France
C'est une relation de longue durée : depuis le MSC Armonia en 2001, 15 navires (sur les 18 de la flotte MSC) seront sortis des chantiers de l'Atlantique, pour un coût total de 12,5 milliards d'euros. Et elle ne devrait pas s'arrêter tout de suite, puisque quatre autres paquebots ont été commandés aux chantiers de Saint-Nazaire, pour un montant de 3 milliards d'euros. Parmi ceux-là, les trois navires de la fameuse "classe World", qui deviendront à leur sortie en 2025 les plus grands navires de transport de croisières propulsés au gaz naturel liquéfié au monde.
Théâtre, acrobranche et piscine couverte…
Avec ses 331 mètres de long et ses 19 ponts, le MSC Virtuosa devient le plus gros paquebot de la flotte et le quatrième d'Europe. Les 6 334 passagers pourront profiter d'un nombre d'installations qui laisse songeur. Véritable village flottant, le paquebot embarquera une rue commerçante de 100 mètres, un théâtre de 900 places, une piscine couverte (parmi les 5 qu'il contient), 21 bars, 9 restaurants… Et un parcours d'accrobranche à 80 mètres au-dessus de la mer. Pour s'y retrouver, une application numérique sera mise à disposition des clients pour qu'ils puissent réserver tel ou tel service.
Pour rester dans les clous des nouvelles normes environnementales, le MSC Virtuosa est équipé de systèmes hybrides de nettoyage des gaz d’échappement. Une technologie qui permet "une réduction de 98% des émissions d'oxyde de soufre (SOx)", selon MSC. Des systèmes de réduction catalytique sélective (SCR) permettront quant à eux de diminuer de "90% les émissions d'oxyde d'azote (NOx)". Enfin, le navire dispose d'un système qui atténue le bruit des moteurs pour réduire l'impact sur la faune aquatique.
MSC Rights (Le MSC lors de son mouillage en 2019)
Respect du calendrier malgré les conditions sanitaires
Malgré plus d'un mois d'interruption totale en mars 2020, les chantiers de l'Atlantique auront réussi à livrer le paquebot géant quasiment dans les temps. Un succès rendu possible grâce à l'adaptation éclair du premier chantier naval français face à la situation sanitaire. Dès le mois de mai, fort d'un protocole strict et d'horaires aménagés, 90% des effectifs en production étaient de retour au travail, tandis que la maintenance et les bureaux d'études n'ont jamais connu d'interruption. "La DSI a équipé rapidement le personnel, alors que le télétravail était encore un concept peu développé dans l’entreprise", racontait à l'Usine Nouvelle un porte-parole du groupe en mai dernier.



