Analyse

Moteur 1.5 BlueHDI : Confronté à des problèmes de fiabilité récurrents, Stellantis lance un nouveau rappel massif de véhicules

Confronté à des problèmes de casse, Stellantis a officialisé le rappel de près d’un million de véhicules équipés du moteur diesel 1.5 BlueHDi. Ce n’est pas le premier moteur défectueux du constructeur, qui a également fait face ces derniers mois au scandale des airbags Takata.

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Usine Stellantis Saragosse Espagne
Usine Stellantis Saragosse Espagne

Tous les constructeurs automobiles le répètent à l’envi : la qualité est au cœur de leur activité. Stellantis ne dira pas le contraire. Mais en pratique, le groupe a multiplié les erreurs de parcours ces dernières années. Jeudi 3 juillet, un communiqué officialise une nouvelle campagne de rappel : 930700 véhicules vont être progressivement rappelés en France. En cause, la fiabilité des moteurs quatre-cylindres 1.5 diesel BlueHDi (le «DV5»), qui équipent des modèles à succès comme les Peugeot 208 et 2008, la Citroën C4 ou encore l’Opel Corsa.

Sa chaîne d’arbre à cames, élément essentiel du moteur qui régule l’ouverture et la fermeture des soupapes d’admission et d’échappement, peut s’user prématurément jusqu’à rompre. Les modèles concernés ont tous été produits entre 2017 et 2023, année où le constructeur a apporté une modification à son moteur avec l’industrialisation d’une chaîne plus épaisse. Ce n’est pas la première fois qu’un incident est lié à ce type de moteur, également concerné par des problèmes de réservoir d’urée (AdBlue). La garantie sur ces équipements va par ailleurs être prolongée jusqu'à dix ans ou 240000 kilomètres, indique Stellantis.

Moteurs défaillants

Ce n’est pas le premier moteur du constructeur concerné par des défaillances. Le désormais tristement célèbre moteur trois-cylindres essence 1.2 PureTech, avec sa courroie de distribution baignant dans l’huile moteur et souffrant d’une usure prématurée, a défrayé la chronique, entraînant de nombreux rappels. Ici encore, Stellantis a dû consentir à étendre la garantie initiale de certains véhicules concernés jusqu'à dix ans ou 180000 kilomètres.

Sans oublier la récente campagne massive de rappels de véhicules équipés d’airbags de la marque Takata, qui a lourdement touché la marque Citroën. Après le décès mi-juin d’une femme de 37 ans au volant d'une Citroën C3, Stellantis a été contraint par le gouvernement d’étendre une injonction de «stop drive», c’est-à-dire une interdiction formelle de conduire le véhicule, à près de 800000 véhicules. En 2024, le constructeur a dû provisionner 768 millions d'euros supplémentaires pour couvrir les coûts liés aux rappels de ces airbags défectueux, s'ajoutant à 941 millions d'euros déjà annoncés auparavant.

Stellantis n’est cependant pas le seul touché par ces défaillances liées à la prestation de l’ancien équipementier Takata. Environ trente constructeurs sont concernés.

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