La start-up francilienne Calyxia, spécialisée dans la fabrication de microcapsules et de microparticules biosourcées et biodégradables pour la chimie, vient de lever 35 millions de dollars (31,8 M€) en série B. Fondée, en 2015, par un groupe de scientifiques de Harvard University, de l’ESPCI-Paris PSL et de Cambridge University, son siège et sa première usine, qui a vu le jour en 2023, se situent à Bonneuil-sur-Marne, en région parisienne.
Avec ce tour de table, la start-up compte poursuivre sur sa lancée, en construisant une seconde usine en Île-de-France, pour porter sa capacité de production totale à 3 000 tonnes par an d’ici à 2026. Ainsi, elle aspire à développer ses opérations au niveau mondial, atteindre la rentabilité et s’imposer comme le leader sur le marché de l’encapsulation qui devrait dépasser les 10 Mrds $ en 2030.
Se qualifiant de cleantech (littéralement « technologie propre »), la jeune pousse a développé une technologie propriétaire pour permettre aux industriels de remplacer les microcapsules traditionnelles, à l’origine d’une pollution microplastique que la Commission européenne compte combattre, avec l’adoption, en octobre 2023, d’une loi interdisant l’ajout intentionnel de microplastiques en Europe.
« Nos clients ont la volonté de réduire l’impact environnemental de leurs produits, mais celle-ci se heurte bien souvent à des impératifs de performance et de rentabilité, qui freinent l’adoption généralisée de solutions biodégradables », a témoigné Jamie Walters, p-dg et cofondateur de Calyxia.

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Pour l’heure, la start-up a conclu des partenariats commerciaux avec des industriels des produits de consommation, des matériaux avancés et du secteur agricole dont les sols sont particulièrement pollués par les microplastiques. Selon le communiqué, sa solution permettra d’améliorer la performance et la durabilité des polymères organiques, des composites, des adhésifs, des encres et des peintures utilisés dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l’électronique, ou encore l’automobile.
À noter que cette levée de fonds a été menée par le fonds Plastic Circularity de la société suisse de capital-investissement Lombard Odier Investment Managers et par le fonds français Large Venture de Bpifrance dédié aux start-up technologiques à très fort potentiel. Et ce, avec le soutien d’investisseurs existants, dont le fonds belge Astanor Ventures qui avait mené le précédent tour de table de Calyxia (15 M€ en série A) en 2021. À présent, le cumul des financements réunis par Calyxia s’élève à 70 M$.



