Chronique

[Matière à penser] Après le bilan carbone, l'efficience matières

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La crise du Covid-19 a éclairé une nouvelle fois la vulnérabilité de l’industrie à des ruptures dans ses chaînes d’approvisionnement. Plus structurellement, les entreprises mesurent encore mal leur dépendance à certaines matières.

À ce risque s’ajoutent les exigences d’optimisation de la consommation de matériaux, dont l’empreinte carbone entre au bilan des entreprises. Pourtant, une revue approfondie du ratio matériaux présents dans le produit final sur matériaux achetés montre des gains possibles, qui peuvent s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

L’Agence de la transition écologique (Ademe) met à disposition des entreprises industrielles de transformation un guide méthodologique pour la réalisation d’un bilan matières, assorti d’un tableur de calcul permettant d’entrer ses propres paramètres.

B’Plast, une PME qui produit des flacons de savon et crèmes liquides à Strasbourg (Bas-Rhin), a chiffré ses pertes à 138 650 euros sur une année et identifié les pistes d’amélioration. Les éditions Quo Vadis, après un diagnostic matières, ont économisé 357 000 euros par an sur le traitement de leurs déchets en réduisant les pertes de papier. Pour Massilly (emballages métalliques), le gain s’élève à 455 000 euros, soit 260 tonnes de matières consommées en moins, en prévenant l’enrayement des machines et en améliorant l’empilage des feuilles métalliques lors du transport. De quoi compléter le plan France relance tout en réduisant son empreinte environnementale. À vos tableurs... 

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