Matériaux, usines... Comment Michelin tente d'anticiper le réchauffement climatique

10 entreprises en voie d'adaptation. Le pneumaticien Michelin a expertisé 700 sites pour évaluer leur vulnérabilité liée au réchauffement climatique.

Réservé aux abonnés
Michelin pneu
Michelin pneu

«L’adaptation, c’est un sujet que nous abordons avec beaucoup de volontarisme, assure Pierre-Martin Huet, le directeur du développement durable et de l’impact chez Michelin. Nous avons commencé depuis trois ans, par un diagnostic de 700 sites (industriels, tertiaires et plateformes logistiques), dont 250 usines de fournisseurs.»

Michelin croise différentes données de projections de risques climatiques puis, dans une seconde phase, procède à des visites sur le terrain pour mieux comprendre les risques notamment pour le personnel, le bâtiment, le process de production, les systèmes électriques, les matières qui peuvent craindre l’eau, la sécheresse. «Nous comparons les risques encourus par rapport aux coûts de l’adaptation. Il y a déjà un plan d’action sur une dizaine de sites pilotes en Chine, en Europe et en Amérique du Sud. »

Des fermetures pourront être envisagées si les coûts associés sont tels qu’il deviendra illusoire de se protéger dans trente ou cinquante ans. «Nous avons réalisé des études pour voir si la culture du caoutchouc naturel (20 à 25 % de nos besoins) résiste à des températures en hausse de 4 °C, aux tornades, et autres phénomènes extrêmes, notamment en Asie du Sud-Est. Nous cherchons d’autres sources d’approvisionnement, notamment en Afrique et, dans une moindre mesure, en Amérique du Sud.»

Couv 3736
Couv 3736 Couv 3736

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3736 - Novembre 2024

Lire le sommaire

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Ils recrutent des talents
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
Trouvez des produits et des fournisseurs