Il n’y a bien que la Fédération française du bâtiment pour trouver que le dispositif ne va pas encore assez loin, pour la rénovation globale notamment.
Les nouvelles modalités de MaPrimRénov, dotée de 2 milliards d’euros sur deux ans dans le plan de relance gouvernemental, devraient pourtant changer la donne et permettre d’atteindre les objectifs fixés par la loi relative à la transition énergétique. Il y en a trois principaux qui, outre la diminution des consommations d’énergie, visent à relancer l’activité dans le bâtiment après la crise, à réduire le nombre de passoires thermiques et à baisser les émissions carbone.
Un dispositif accessible à tous les propriétaires
Pour relancer la filière du bâtiment, MaPrimRénov est désormais accessible à tous les propriétaires, y compris en copropriété, et aux bailleurs sociaux, même si les niveaux d’aide varient suivant que l’on habite ou non en Ile-de-France et en fonction des revenus, avec des barèmes bleu, jaune, violet et rose.
À leur mise en place en remplacement du crédit impôt transition énergétique, en janvier 2020, ces aides étaient limitées aux plus faibles revenus. Le nouveau dispositif n’entrera en vigueur qu’au 1er janvier 2021, mais sera applicable aux devis signés à partir du 1er octobre 2020. En deux ans, il devrait déclencher près de 6 milliards d’euros de travaux et générer la création de 22 000 emplois.
Un bonus Bâtiment basse consommation
Pour toucher les propriétaires des 4,8 millions de passoires thermiques, un bonus sera appliqué lorsque les travaux permettront de sortir le logement de l’état de passoire thermique (étiquette énergie F ou G). Enfin, pour réduire les émissions, les rénovations globales seront valorisées via un bonus Bâtiment basse consommation (BBC), qui concernera les logements passant à une étiquette énergie B ou A. Et un forfait incitatif sera appliqué à ceux apportant un gain énergétique de plus de 55%.



