Le groupe Mademoiselle Desserts, spécialiste de la pâtisserie industrielle surgelée, investit 8 millions d'euros dans cinq usines françaises afin de modifier sa production de froid, qui recourt aux gaz fluorés.
Le plus important investissement concerne le changement des groupes froid de son usine d'Argenton-sur-Creuse (Indre). Mademoiselle Desserts investit 2 millions d'euros sur ce site repris en 2018, l'ex-pâtisserie Michel Kremer, qui produit des chouquettes, moelleux et autres cakes surgelés pour la grande distribution, des grossistes et pour la restauration.
Outre l'amélioration du rendement énergétique, il s'agit de "répondre aux nouvelles normes sur les émissions de gaz fluorés responsables des gaz à effet de serre", indique Didier Boudy, président de cette ETI, contrôlée par le fonds d'investissement IK Partners.
Directive européenne

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
La France vient de transposer une directive européenne sur les gaz fluorés. L'entreprise les remplace par des systèmes à l'azote ou au CO2, moins nocifs. Mademoiselle Desserts est basée à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Elle s'appuie sur 12 usines, dont huit en France, trois en Grande-Bretagne et une aux Pays-Bas.
Fournisseur de la restauration, des boulangers pâtissiers et de la grande distribution, cette ETI d'environ 3 000 salariés a été affectée par le premier confinement et par la fermeture des cafés, hôtels et restaurants. L'usine d'Argenton-sur-Creuse, qui emploie 250 salariés, a eu recours au chômage partiel.
Le chiffre d'affaires 2020 n'est pas encore publié, il devrait être en recul de 25 % par rapport à celui de 2019, qui s'élevait à 343 millions d'euros.



