Lacroix, un groupe d’électronique d’environ 4 000 personnes, dont 1 250 en France, se donne un nouveau plan stratégique à cinq ans : « Leadership 2025 ». L’objectif est ambitieux : atteindre un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en 2025, près du double de celui de 441 millions d’euros engrangé en 2020.
Avec son premier plan stratégique « Ambition 2020 » lancé en 2016, l’ETI familiale s’est engagée dans une vaste transformation visant le développement, au-delà de la sous-traitance, de produits en propre d’Internet des objets industriel pour la gestion intelligente des équipements de voirie et des infrastructures d’eau et d’énergie. Ces gammes de produits conçus en interne ont ainsi contribué à hauteur de plus de 150 millions d'euros au chiffre d’affaires en 2019, soit près du tiers de l’activité totale contre moins du quart en 2016. Sur la période 2016-2019, elles ont affiché une croissance annuelle d’environ 9% par an, contre une progression d’environ 1% pour les autres activités.
Doublement de la R&D à 5 % du chiffre d'affaires
" Nous sommes prêts à nous projeter à nouveau vers l’avenir, animés par des ambitions fortes qui porteront notre développement pour les cinq prochaines années, confie le PDG Vincent Bedouin. C’est tout le sens du plan Leadership 2025 qui doit nous permettre de bâtir un leader international des solutions d’IoT industriel et des équipements électroniques pour les applications critiques. La mobilisation de nos collaborateurs mais aussi l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes seront des pièces maîtresses dans la réussite de cette aventure qui s’ouvre."

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Le plan prévoit le doublement de l’effort de R&D en cinq ans pour le porter à 5 % du chiffre d’affaires en 2025, avec l’objectif de porter la part des nouveaux produits (ayant moins de cinq ans) dans le chiffre d’affaires des produits en propre à 50% et de déposer en moyenne 20 brevets par an. Le groupe avait déjà doublé les équipes de R&D lors de son plan stratégique précédent.
L’expansion à l’international va se poursuivre, de façon à réaliser 70 % du chiffre d’affaires total dans cinq ans hors de la France, contre 60 % en 2020. L'effort portera tout particulièrement sur l'Allemagne et les Etats-Unis, dont le poids dans le chiffres d'affaires total devrait atteindre 30 % en 2020, contre 9 % en 2020.
Digitalisation de tous les sites industriels
L’amélioration de l’efficience industrielle, avec une utilisation accrue de l’intelligence artificielle, de la robotisation, de la digitalisation des flux et des méthodes de production « lean », à l’instar de la future usine électronique du futur « Symbiose » qui sera livrée fin 2021, touchera 100% des sites industriels du groupe d’ici 2025. Le groupe dispose aujourd'hui de 10 sites industriels, dont quatre en France.
Sept acquisitions ciblées ont été menées lors du plan stratégique précédent, notamment dans l’Internet des objets industriels. Elles se poursuivront au cours du plan « leadership 2025 » pour étendre la présence géographique ou compléter le portefeuille technologique. Enfin, le groupe entrevoit une transition vers les solutions de bout en bout avec le développement de services à valeur ajoutée générateurs de revenus récurrents. " Nous voulons connecter nos appareils, remonter les données qu'ils génèrent et venir nous interfacer avec les plateformes IoT des clients pour renforcer notre proposition de valeur, explique Vincent Bedouin. Nous sommes dans un monde où il y un besoin de mesurer et analyser pour piloter et maintenir les infrastructures. Nous pensons générer plus de revenus récurrents avec ces services et des logiciels intégrés dans nos produits ".
Impact de la pénurie des puces en 2021
Sur le plan financier, l’objectif est d’améliorer la rentabilité avec une marge d’Ebidta de l’ordre de 9 % en 2025, contre 5,9 % en 2020. " Nous sommes sur un modèle résilient et rentable, affirme Vincent Bedoin. Notre force, c'est forte focalisation sur des métiers de niche qui nous différencie de concurrents comme Schneider Electric ou Siemens dans IoT. Mais notre périmètre suffisamment large pour procurer la bonne taille critique pour rester à la pointe technologique et à l'avant-garde en investissement. "
Pour 2021, Lacroix s'attend à un chiffre d'affaires d'environ 500 millions d'euros et une marge d'Ebidta de 6,5 %, et ce malgré l'impact négatif de la pénurie des semi-conducteurs qui devrait selon Vincent Bedouin durer toute l'année.



