Une première mondiale. La société parisienne Ayro, qui compte 20 salariés, a annoncé le 1er septembre dans un communiqué qu’elle s’implantait sur la zone portuaire de Caen-Ouistreham (Calvados) pour y produire des "ailes" articulées permettant la propulsion éolienne des navires de commerce.
La production de ces ailes, semblables à des ailes d’avion, devrait commencer au premier trimestre 2022.
«Les ailes sont installées verticalement sur le pont du bateau et c’est le vent qui va propulser le bateau sur le même principe que les voiles du voilier. Mais l’aile d’Ayro est automatisée par un logiciel qui optimise son réglage en temps réel», explique à l’Usine Nouvelle Romain Grandsart, directeur commercial et marketing d’Ayro. «Cette rupture technologique va permettre une hybridation de la motorisation des navires de commerce, en complément de leur propulsion thermique», précise-t-il.
Ayro qui a pour finalité de concevoir et produire des ailes de propulsion pour navires estime que son innovation devrait "créer plus d’une centaine d’emplois dans la région", directs ou indirects. Interrogée par l’Usine Nouvelle sur le montant de son investissement pour son usine caennaise, l’entreprise a répondu que ce chiffre devait rester "confidentiel".
Déluge d'innovation dans les ailes pour bateaux
D'autres entreprises veulent donner des ailes au transport maritime. Michelin a présenté en juin 2021 une aile gonflable, baptisée Wisamo, censée réduire de 20% la consommation de carburant des navires de plaisance et marchands. L'aile imaginée par Aiseas destinée aux cargos rappelle davantage un cerf-volant. Neoline envisage lui de livrer ses deux premiers cargos à voile (dont l'un destiné à Renault) en 2022.



