Linamar a lancé un investissement de 30 millions d’euros sur son site de Saint-Chamond (Loire), jusqu’à présent spécialisé dans la conception de pièces de moteur et de transmission pour les moteurs thermiques des constructeurs automobiles. Cet engagement est le fruit d’un marché décroché par le groupe canadien pour la production de sous-ensembles de transmission pour les nouveaux modèles de véhicules hybrides, rechargeables et non-rechargeables, du groupe Stellantis.
Les 20 000 m² du site ligérien vont recevoir cinq nouvelles lignes de production qui vont s’ajouter aux huit déjà existantes. Les nouvelles machines (automates, robots, convoyeurs, graveurs laser...) ont commencé à être livrées fin 2022. 70 devraient être installées d’ici fin 2023. «Leur mise en service progressive, dès le printemps prochain, doit permettre de doubler le volume de pièces aujourd’hui produites à Saint-Chamond (600000) d’ici un an», explique le directeur du site, Cédric Febbraro, qui emploie 180 salariés. Ce développement se double de la création d’une centaine d’emplois d’ici fin 2022 (opérateurs, régleurs, conducteurs de ligne, logistique…). Tous les nouveaux venus seront formés sur place. L’objectif est de doubler le chiffre d’affaire moyen de ces dernières années (35 à 40 millions d’euros) pour atteindre les 100 millions d'euros d’ici 2026.
Le marché décroché par Linamar, pour six ans, porte sur six références qui étaient jusqu’à présent fabriquées au Japon. La production de deux d’entre elles ont été confiées à l’usine jumelle et voisine de Montfaucon-en-Velay, en Haute-Loire qui va elle aussi recruter près d’une centaine de personnes.
En 2014, le groupe canadien Linamar avait décidé de regrouper deux de ses filiales, Linamar Famer Rivoire (LFR) à Saint-Étienne et Linamar Famer Industrie (LFI) à Saint-Romain-en-Gier sur l’écosite industriel Novaciéries, ex-Giat Industries, à Saint-Chamond. Linamar compte environ 26 000 salariés et 60 usines dans le monde dont quatre en France.



