Duralex, le célèbre fabricant de verres de cantine, a été placé en redressement judiciaire en raison de ses difficultés financières. Mercredi 23 septembre, le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret) a assorti sa décision d'une période d'observation de six mois.
Toutefois le président Antoine Ioannides se veut rassurant sur l'avenir de cette entreprise emblématique de 248 salariés implantée à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), d’autant que la production se poursuit comme si de rien n'était. "La procédure nous permet de respirer face à nos créanciers", dit-il.
Pour expliquer la mise en oeuvre de la protection de la justice commerciale, l'industriel avance un conflit toujours pas réglé avec un fournisseur du four installé en 2017. Une pièce, un râcleur, aurait été installée avec retard et serait défectueuse, ce qui a occasionné un manque à gagner important. Un contentieux est en cours entre les deux parties.
Recherche de repreneur
De surcroît, la crise du coronavirus a stoppé un programme de diversification entamé en 2019, notamment vers les boites de conservation. "Nous avons perdu environ 60 % de notre chiffre d'affaires du fait de l'arrêt des exportations, qui représentent 80% de notre activité", ajoute le dirigeant. Avant le déclenchement de la crise, Duralex misait sur un chiffre d'affaires de 39 millions d'euros.
Fondée en 1939 par Saint-Gobain, Duralex a été reprise en juillet 2008 par trois actionnaires dirigeants dont Antoine Ioannides, actionnaire principal et actuel président. Celui-ci cherchait déjà un repreneur avant le déclenchement de la crise sanitaire.



