Pyrex va raser et reconstruire son four durant l'été 2022 à Châteauroux (Indre). Le fabricant de plats en verre, qui fait partie du groupe International Cookware, investit plus de 8 millions d'euros, dont 7,2 millions d’euros consacrés à la démolition et à la reconstruction du four de fusion du verre borosilicate. International Cookware a reçu un soutien conséquent de l'Ademe de 1,8 million d’euros sur les fonds du plan de relance dédiés à la transition énergétique.
« Ce four qui atteint une température de 1500°C consomme un mélange de gaz et d'oxygène. Le nouveau va réduire nos émissions de CO2 de plus de 1000tonnes par an, soit une réduction de 12 à 13%, en accentuant la part électrique et en optimisant la consommation d'énergie », résume Claude Bin, directeur industriel d'International Cookware, qui précise que la nouvelle installation a été mise au point par le bureau d'études de l'entreprise.
Bientôt un mix avec de l'hydrogène
Les travaux débuteront fin juin 2022, pour s'étaler jusqu'à la mi-août 2022, afin de se caler sur la période creuse de l'activité. « Nous stopperons la cuisson, mais l'usine ne sera pas à l'arrêt », précise Claude Bin. Des opérations de maintenance seront menées sur d'autres secteurs de cette usine qui emploie près de 500 personnes.
Comme tous les industriels qui consomment du gaz et des énergies fossiles, International Cookware cherche à réduire son empreinte carbone. « Le prochain changement de four dans cinq ans introduira sans doute de nouvelles énergies », prévoit Claude Bin, qui estime que l'hydrogène fera partie du mix énergétique.
International Cookware, qui regroupe l’usine des verres Duralex près d'Orléans (Loiret), reprise en 2021, et l'usine pour la licence Pyrex à Châteauroux (Indre), emploie plus de 700 salariés. Duralex a enregistré un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros en 2021. Il est de 113 millions d’euros pour Pyrex.



