Peu visible côté consommateur, indispensable dans l’industrie, l’emballage en bois prépare l’avenir. La présentation de l’étude structurelle réalisée par le Pôle emballage bois et le cabinet Gallileo en 2020 le rappelle. Le secteur, qui rassemble les fabricants de palettes (réunis au sein du Sypal), d’emballage industriels et caisserie (représentés par le Seila) et de l’emballage léger (syndiqués dans le Siel), se porte bien. "On est à la mode", résume Léa Charron, manager du pôle pour expliquer le dynamisme des 860 entreprises. En 2019, le chiffre d’affaires du secteur est estimé à plus de 1,5 milliard d’euros. Une progression moyenne de 2,6 % par an depuis 2015, révèle l’étude menée auprès de 350 entreprises (couvrant 75% des volumes produits).
Des avantages environnementaux en vogue
Naturellement durable, issu pour l’essentiel de forêts certifiées PEFC, le contenant en bois répond aux attentes d’une société en quête de décarbonation et d’économie circulaire. Avec des process de fabrication peu énergivores, les entreprises transformatrices - qui revendiquent leur caractère Made in France - sont aussi adeptes des circuits courts. 93 % de leurs produits sont commercialisés sur le marché national, à moins de 300 km du lieu de production. Recyclable, réutilisable, réparable, l’emballage bois répond aussi aux préceptes de l’économie circulaire et du réemploi, en plus d’être apte au contact alimentaire.
Impact relatif de la crise du Covid-19

- 120-3.15
Février 2026
Indices des prix internationaux des matières premières importées - Pâte à papier - En eurosBase 100 en 2010
- -5+100.0
Mars 2026
Vieux papiers, sortes ordinaires - Moyenne France-Export - 1.05 Ondulés récupérés (ex A5)Variation en €/tonne
Répartis sur le territoire, les acteurs de la filière fabrication et réparation d'emballages sont comptables de 17 400 emplois, indique la porte-parole du Pôle emballage bois. En 2020, si la pandémie de Covid-19 a entraîné des conséquences à géométrie variable selon les marchés, les représentants des trois organisations professionnelles ne montrent pas d’inquiétude pour la pérennité de leurs activités.
Emballages industriels : télécoms et électronique soutiennent la demande
Pour Nicolas Derouault, président du Seila, l’organisation qui rassemble les professionnels de emballages industriels / caisserie, l’impact du Covid-19 sera minime sur l’exercice 2020. Malgré des clients durement touchés dans les transports (aéronautique et automobile), les fabricants d’emballages industriels ont compensé en répondant aux demandes soutenues des télécoms, de l’électronique et de la défense. La livraison d’équipements de production dans l’agroalimentaire a également contribué à relativiser la situation.
Des palettes pour le transport de masques et de produits alimentaires
Côté palettes, "le recul a été modéré" pour les fabricants, considère Jean Philippe Gaussorgues, le président du Sypal, qui décrit une année contrastée: "L’arrêt du BTP a bien eu un impact significatif, mais il y une compensation avec des pics d’activité sur les produits de la pharma, de la chimie et de l’agroalimentaire."
Relocalisation pour l’emballage léger
Pour les fabricants d’emballages légers (cagette, barquette…), "2020 a été difficile, mais une majorité d’acteurs a fait une bonne année", affirme François de Viviés, co-président du Siel. Très inquiets de l’arrêt brutal des activités liées à la restauration, les professionnels ont, en revanche, pu compter sur la hausse de la consommation de produits locaux, qui a entraîné une réduction de l’import de cagettes étrangères.



