Les géants mondiaux d'Internet et du cloud continuent à étendre leur empreinte de datacenters. Selon le cabinet Synergy Research, ils en comptent 659 en exploitation aujourd’hui, contre 597 à la fin de 2020. Amazon, Microsoft et Google en opèrent près de la moitié.
Dans son étude, Synergy Research retient les chiffres des 19 plus grands acteurs mondiaux du cloud, du logiciel à la demande, de l’e-commerce, des réseaux sociaux et des jeux. Parmi eux figurent Amazon, Alibaba, Apple, Baidu, Ebay, Facebook, Google, IBM, Microsoft, Oracle, Tencent, Twitter et ByteDance.
Au premier semestre 2021, ces géants du numérique ont investi près de 83 milliards de dollars dans leur infrastructure de datacenters selon Synergy Research. Un effort qui comprend l’ouverture de nouveaux centres de données, ainsi que l’extension et la maintenance de leurs datacenters existants.
16 nouveaux datacenters par trimestre

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Amazon, Google et Microsoft s'imposent comme les trois plus gros investisseurs. Ils sont suivis par Facebook, Apple, Alibaba, ByteDance et Tencent. Au cours des quatre derniers trimestres, les Chinois ByteDance, Tencent et Alibaba sont les acteurs ayant augmenté le plus leur empreinte de datacenters.
« La croissance des centres de données des géants d’Internet et du cloud suit une trajectoire à peu près linéaire, avec une moyenne de 16 nouveaux datacenters mis en service chaque trimestre au cours des trois dernières années, précise dans le communiqué John Dinsdale, analyste en chef chez Synergy Research. En plus de la construction de nouveaux datacenters, les opérateurs ajoutent également de la capacité aux installations existantes et remplacent régulièrement les serveurs qui arrivent en fin de vie. Tout cela se traduit par des investissements trimestriels énormes et croissants dans les centres de données ».
Création d'un écosystème
Les datacenters sont les usines du numérique. S’ils ont besoin de peu de personnel pour tourner, ils représentent de gros enjeux économiques et technologiques. Un datacenter tend à créer un écosystème attirant des opérateurs télécoms, des fournisseurs de services internet et cloud, des éditeurs de logiciels ou encore des start-up. C’est pourquoi des pays comme les Pays-Bas ou l’Irlande déroulent le tapis rouge pour les accueillir sur leurs territoires.
Aujourd’hui, les Etats-Unis et la Chine abritent la moitié des datacenters opérés par les géants d’Internet et du cloud. Mais selon Synergy Research, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Australie, le Canada et l’Inde seront les prochaines localisations les plus courues.
La France à la manoeuvre
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, veut de son côté faire de la France « une terre d’implantation des datacenters ». Infrastructure télécoms de qualité, électricité décarbonnée et bon marché, grandes sociétés de services du numérique… Les atouts ne manquent pas. Mais jusqu’ici, les entreprises ont préféré implanter leurs datacenters européens en Irlande, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Allemagne ou encore dans les pays scandinaves.
Selon Régis Castagné, le patron de l’hébergeur informatique Equinix en France, la France reste toutefois bien placée pour bénéficier de la prochaine vague d’expansion en Europe. IBM, Salesforce, Microsoft et Amazon ont tous déjà ouvert des datacenters dans l’Hexagone. Ils vont être suivis par Oracle cette année et Google en 2022.



