Les Etats-Unis et le Royaume-Uni interdisent l'importation de pétrole et de gaz russe

Les Etats-Unis ont annoncé mardi 8 mars dans la journée l'interdiction de toute importation de pétrole et de gaz russe dans le cadre du renforcement des sanctions visant Moscou après l'invasion de l'Ukraine. Un peu plus tôt, le Royaume-Uni avait communiqué arrêter les importations de pétrole russe d’ici fin 2022.

La décision était dans les tuyaux depuis plusieurs jours. L'administration Biden a acté mardi 8 mars une interdiction unilatérale des importations de pétrole et de gaz russes. S'exprimant depuis la Maison Blanche à 11h20 à Washington (17h20 heure française), Joe Biden a déclaré : "Aujourd'hui, je vous annonce que les États-Unis ciblent une artère principale de l'économie russe. Nous interdisons toutes les importations de pétrole et de gaz russe". Une façon pour "le peuple américain" de porter "un autre coup puissant à cette machine de guerre", selon le président américain.

En réalité pourtant, ces importations représentent une goutte d'eau dans l'océan pour les Etats-Unis, qui sont devenus un exportateur annuel net de pétrole en 2020 et importent donc très peu de pétrole et de gaz depuis la Russie. En 2021, environ 8% des importations américaines de pétrole brut et de produits raffinés provennaient de Russie, dont 3% pour le pétrole brut seul, selon les données de l'Administration américaine d'information sur l'énergie.

Lors de sa brève allocution, Joe Biden a tenu à préciser que cette décision a été prise "en coordination étroite" avec les alliés des Etats-Unis. La preuve : quelques minutes plus tôt, le Royaume-Uni annonçait mettre un terme aux importations de brut et de produits pétroliers russes d'ici la fin de l'année. Si un tel embargo a un moment été envisagé en collaboration avec plusieurs pays européens, l'initiative commune n'a pas pu aboutir en raison de la dépendance de plusieurs pays de l'UE aux hydrocarbures importés de Russie.

À l'issue d'une réunion en visioconférence lundi, les dirigeants français, allemand, américain et britannique avaient redit leur détermination à renforcer les sanctions à l'encontre de la Russie et de la Biélorussie, sans plus de précision. De son côté, Moscou avait prévenu qu'une interdiction par les pays occidentaux des importations de pétrole russe aurait "des conséquences catastrophiques pour le marché mondial" et pourrait entraîner la fermeture du principal gazoduc vers l'Allemagne.

avec Reuters(Reportage Steve Holland, version française Marc Angrand, édité par Sophie Louet)

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