Lesquels de vos marchés ont le plus souffert en 2020 ?
C’est l’aéronautique, avec la réduction significative de la construction d’avions. Les ventes de nos matériaux composites ont chuté de 42 % au troisième trimestre. Dans l’automobile, la dynamique a été très différente selon les marchés, par exemple, nos matériaux pour véhicules électriques et batteries sont en croissance de plus de 25 %.
Vous avez pourtant signé des contrats aéronautiques…
Il s’agit d’un marché sur le long terme. Les composites sont des matériaux prometteurs, dont la croissance devrait se poursuivre, même si, à court terme, le marché est en recul. Ils sont clés dans la conception des avions de nouvelle génération, permettant de les alléger. Ils représentent aujourd’hui près de 50 % des gros-porteurs et 25 % des moyen-courriers et nos produits Solvay sont bien positionnés sur ce segment.
Pourquoi alors avoir restructuré ?
La crise a accéléré la restructuration déjà planifiée de nos opérations, notamment la fermeture de deux sites de production au Royaume-Uni et aux États-Unis. Nous tablons sur un rebond à partir de 2023. Cette filière industrielle se réimagine, se restructure et nos clients demandent des innovations d’allégement et une chaîne d’approvisionnement plus efficace pour être plus concurrentiels.



