Un score soviétique pour une opération historique. Les actionnaires du groupe PSA ont validé à 99,85% des voix, lundi 4 janvier, le projet de fusion entre le constructeur automobile français et son homologue italo-américain Fiat-Chrysler (FCA), à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire organisée à huis clos en raison de l’épidémie de Covid-19.
Peu après dans la journée, les actionnaires de FCA se sont aussi exprimé à plus de 99% en faveur du mariage entre les deux entreprises, qui doit donner naissance au nouveau groupe Stellantis.
Cette validation par les actionnaires apparaît comme l'une des dernières étapes de la fusion entre PSA et FCA. Fin décembre, la Commission européenne a donné son feu vert cette opération d’ampleur, à l’issue d’une enquête approfondie. Une autorisation conditionnée toutefois à des engagements de la part des deux constructeurs, en particulier dans le domaine des véhicules utilitaires légers où ils occupent une position forte.
5 milliards d’euros de synergies

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A l’issue de ce mariage, Stellantis deviendra le "troisième constructeur mondial en termes de chiffre d’affaires, et le quatrième en volume", s’est félicité son futur directeur général, Carlos Tavares. En s’appuyant sur les données de 2019, l’actuel président du directoire de PSA promet plus de 8 millions de voitures vendues dans le monde, 167 milliards d’euros de chiffre d’affaires et une marge ajustée de 7%. Le tout avec un "portefeuille somptueux" de 14 marques, selon Carlos Tavares.
5 milliards d’euros de synergies sont attendus annuellement à terme, bien plus que les 3,7 milliards prévus initialement à l’annonce du projet. Lors de la précédente assemblée générale de PSA en juin 2020, Carlos Tavares avait indiqué que ce montant devrait pourrait provenir à 80% d’une utilisation intelligente des actifs et de la capacité à mieux acheter. De quoi permettre à Stellantis de relever "le défi d’une mobilité sûre, propre, et abordable".
"Complémentarité évidente"
Carlos Tavares s’est félicité de la "complémentarité géographique et technologique évidente", entre PSA et FCA avec une bonne présence en Europe et Amérique du Nord et du Sud, mais aussi des atouts "dans la réduction du CO2 et les véhicules autonomes". Et ce, avant d’insister sur la capacité des deux constructeurs automobiles "à exécuter les plans", une "force" et un "grand élément de protection de Stellantis dans l’avenir".
Et de conclure : "nous sommes prêts pour cette fusion, […] pour démarrer ce nouveau chapitre de l’histoire des deux entreprises".
Une opération qui intervient alors que l’industrie automobile a été fortement secouée par l’épidémie de Covid-19, avec des marchés ayant connu parfois des baisses historiques. Au-delà de ce contexte délicat, les défis qui attendent Stellantis sont désormais nombreux, du véhicule électrique à l’organisation des marques et leur développement en Chine.



