Le pionnier de la voiture électrique à batteries en France mise aussi sur la pile à combustible. Comme le reste de l’industrie automobile, Renault croit au développement de l’hydrogène par le biais des véhicules utilitaires.
Après plusieurs années d’essais en partenariat avec l’ex-start-up grenobloise Symbio, passée depuis sous le giron de Michelin, le groupe au Losange a introduit en 2019 dans sa gamme d’utilitaires électriques des Kangoo et Master équipés de piles à combustible – fournies par Symbio – fonctionnant comme des prolongateurs d’autonomie. Avec ce système, Renault chiffre, en homologation WLTP, la nouvelle autonomie du Kangoo à 370 kilomètres, contre 230 pour le modèle uniquement sur batteries, et 350 kilomètres, contre 120 pour le Master.
Des gains substantiels en autonomie, pour un temps de recharge de quelques minutes, à l’image des voitures thermiques classiques.
Le lancement de ces modèles n’est sans doute pas étranger à l’arrivée de Jean-Dominique Senard à la présidence de Renault... l’ancien dirigeant de Michelin n’hésitant pas à se décrire comme un "grand fana de l’hydrogène" devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.



