La start-up hydrogène vedette du CEA a pris son envol. Au printemps 2020, Sylfen a quitté Minatec, le pôle d’innovation grenoblois, pour investir des locaux de 650 m2, dont 400 m2 d’ateliers, au Cheylas (Isère). L’équipe de 15 personnes y a lancé la production de ses cinq premiers smart energy hub, des systèmes modulaires permettant de rendre un bâtiment autonome en électricité et en chaleur.
Après dix ans de R & D et protégé par 22 brevets, le système renferme trois composantes : des batteries lithium-ion, une unité de compression et de stockage de gaz, et un électrolyseur réversible en pile à combustible, modulaire de 25 kW à 300 kW, qui peut produire de l’électricité ou de la chaleur à partir d’hydrogène et de gaz naturel. Un exemplaire va rester à Cheylas.
Les quatre autres partent en Italie, dans le cadre de projets européens. Trois seront installés à l’Environnement Park de Turin. Le quatrième servira de base à un micro-grid solaire pour véhicule électrique sur l’île de Procida, près de Naples.
À la tête de Sylfen, Nicolas Bardi vise une première série industrielle pour 2021 ou 2022. Il a aussi lancé le développement de deux nouveaux produits dix fois plus puissant pour les bâtiments de très grande surface.



