[Les 50 de l’hydrogène] La navigation zéro émission d'Energy Observer industrialisée

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Les technos hydrogènes, validées dans des conditions extrêmes, sont industrialisées par EODev.

Juillet 2017. Nicolas Hulot et Florence Lambert, la directrice du CEA-Liten, baptisent, à Paris, le catamaran "Energy Observer", un véritable laboratoire flottant. Le top départ est donné pour un tour du monde qui doit durer six ans. L’objectif de l’équipe, menée par le malouin Victorien Erussard, est de tester et vulgariser un nouveau système énergétique intelligent mêlant, à bord, désalinisation d’eau de mer, production et stockage d’hydrogène, pile à combustible, panneaux photovoltaïques, batteries et propulsions éoliennes innovantes.

En deux ans, les technologies hydrogènes sont validées dans les conditions extrêmes de navigation, de + 50 °C en Méditerranée à - 30 °C en Arctique. Un bureau d’ingénieries, EODev, est créé dès mars 2019 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour les industrialiser. En septembre 2020, EODev annonce une levée de fonds de 20 millions d’euros et un partenariat avec Eneria, une filiale du groupe Monnoyeur située à Montlhéry (Essonne), pour industrialiser ses deux premiers produits, un générateur électrique à hydrogène modulaire de 100 kW à 2 MW, le GEH2, et un prolongateur d’autonomie à hydrogène dédié à la plaisance, le REXH2.

Eneria, qui sous-loue ses compétences industrielles à EODev, en assurera la distribution et la maintenance en France. EODev a également développé une station de production et distribution d’hydrogène flottante. La start-up, qui compte 22 collaborateurs, prévoit de doubler son effectif.

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