L’hydrogène, EDF n’y croyait pas trop. Jusqu’en 2018, ce n’était qu’un vague sujet de R & D.
Et puis, sous la pression des salariés et de la concurrence, l’énergéticiena décidé d’investir. En 2018, il prend une participation de 20,4 % dans le constructeur d’électrolyseur McPhy, réduite à 14,4 % suite à une récente levée de fonds. Mais EDF en reste l’actionnaire de référence. Un an plus tard, son fonds interne d’investissement EDF Pulse Croissance crée une filiale ad hoc, Hynamics, pour développer et gérer des projets de production d’hydrogène décarboné.
Le montage des projets est calqué sur celui des énergies renouvelables. Hynamics crée à chaque fois des sociétés de projet dans lesquelles sont logés les actifs de production et de distribution, qu’ils gèrent. Hynamics en a déjà trois à son actif. Une, en Auxerrois, va installer et opérer un électrolyseur McPhy de 1 MW pour alimenter une flotte d’une vingtaine de bus. La PME de 20 personnes a aussi décroché un contrat pour 2 MW d’électrolyse à Montpellier (Hérault) avec Energy du Sud pour les bus de la métropole. Via une première filiale en Europe, Hynamics Deutschland, EDF va installer outre-Rhin un électrolyseur de 30 MW à la raffinerie de Heide (groupe Klesch), en partenariat avec le développeur éolien danois Orsted.



