Avec 200 personnes impliquées, l’activité hydrogène du CEA est "sans doute la plus grosse équipe de R & D sur le sujet en France", estime Florence Lambert, la directrice du CEA-Liten.
Dans son entité, près de 150 chercheurs travaillent au plus proche de l’industrie afin d’accélérer les transferts technologiques sur toute la chaîne de valeur de la molécule. "Le CEA s’intéresse notamment à la production décarbonée d’hydrogène par électrolyse à haute température, à son stockage et son transport – à haute pression et sous forme liquide –, ainsi qu’à sa conversion, précise Hélène Burlet, la directrice adjointe des programmes énergie du CEA. Ce dernier sujet comprend le développement de piles à combustible et l’exploitation d’hydrogène en contexte industriel, pour transformer par exemple du CO2 en une molécule d’intérêt, comme du biocarburant."
Le CEA collabore notamment avec Symbio sur l’industrialisation de ses procédés. "Nous faisons de la recherche avec les industriels pour baisser les coûts, améliorer les performances des systèmes et leur durée de vie", souligne Hélène Burlet. L’institut mène aussi ses propres projets. En tête, le développement de l’électrolyse à haute température, une technologie de production peu gourmande en énergie et en métaux précieux. Et réversible. Le dispositif pouvant aisément être converti en pile à combustible. "Nous sommes en train d’améliorer la maturité de cette technologie, de la fiabiliser, explique Florence Lambert. Nous avons plusieurs partenaires avec lesquels nous nous apprêtons à créer un véhicule industriel."
Un projet d’ampleur, qui vise à atteindre une production de plusieurs centaines de mégawatts en 2026. Et qui pourrait donner naissance à un nouveau leader de l’hydrogène français.



