Deux nouveaux membres rejoignent Alliance Electronics. Le sous-traitant électronique français, qui se présente comme un réseau de PME autonomes, vient en effet de finaliser l’acquisition de Electo et TME, deux petits sous-traitants mayennais, tous deux propriété de Bruno Sonnet, PDG du Groupe B3C. Ces deux opérations interviennent après le rachat en 2022 du sous-traitant BCE Electronics, en Belgique. Et deux autres acquisitions similaires, l’une en France, l’autre en Belgique, devraient être annoncées bientôt. Elles devraient porter le chiffre d’affaires de l’ensemble à 120 millions d’euros en 2023 et l’effectif à 1 200 personnes, contre 80 millions d’euros et 1 000 personnes en 2022.
L’idée de créer un groupement européen de PME familiales de sous-traitance électronique, qui partagent l’expertise dans la chaîne logistique, le fonds de roulement ou le digital tout en restant des entités autonomes, a germé en 2021 dans la tête de Damien Rossignon, alors dirigeant et propriétaire d’Altrics, un sous-traitant électronique alsacien avec un effectif de 500 personnes, un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros et trois usines, une en France, une au Portugal et une en Tunisie. «La crise du Covid-19 a bousculé beaucoup de PME familiales de la profession, leur causant des problèmes de chaîne logistique et de fonds de roulement, rappelle-t-il à L’Usine Nouvelle. Je voulais leur apporter notre expertise, notamment dans le digital, pour les aider à passer les crises dans le futur.»
Expertise dans le digital
En 2013, Altrics a créé Proto-Electronics, une société dédiée au prototypage de cartes électroniques. Pour répondre plus vite à la demande, elle a misé sur le digital avec le développement d’un service web permettant aux clients d’obtenir instantanément un devis et de passer leurs commandes en ligne. Les délais de prototypage ont été réduits jusqu'à cinq jours, contre quatre semaines auparavant, selon Damien Rossignon. «Nous disposons aujourd’hui d’une équipe de six personnes et d’une expérience de 10 ans dans le digital, se vante-t-il. Nous mettons cette expertise à la disposition des membres qui rejoignent Alliance Electronics.»
Pour faire grossir Alliance Electronics, le plan est de racheter des PME familiales de 50 à 100 personnes et 10 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au lieu d’être intégrées au sein d’Altrics, les sociétés rachetées gardent leurs structures et leurs dirigeants. Leurs propriétaires entrent dans le capital d’Alliance Electronics. «Elles sont proches de leurs clients et de leurs territoires, affirme Damien Rossignon. Nous voulons qu’elles gardent cela. Je suis convaincu que la sous-traitance électronique est un métier de proximité.»

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Pour l’accompagner dans son plan d’acquisitions, le dirigeant a choisi de s’appuyer sur le fonds d’investissement parisien Waterland Private Equity. Ce fonds détient aujourd’hui 60 % du capital d’Alliance Electronics. Les 40 % restants sont détenus par les propriétaires des sociétés de l’alliance. Damien Rossignon est le deuxième plus gros actionnaire avec environ 10 % du capital.
Dimension européenne
Le plan de développement prévoit la poursuite des acquisitions à raison de trois à cinq par an. Damien Rossignon revendique une dimension européenne. «Nous regardons l’Espagne, le Danemark et d’autres pays en Europe, confie-t-il. Notre objectif est de bâtir un groupe européen de sous-traitance électronique de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires dans cinq ans.» Ce qui représente un triplement en 2028 par rapport à 2022.
Avec les deux acquisitions en cours de finalisation, Alliance Electronics disposera de huit usines: quatre en France, deux en Belgique, une au Portugal et une en Tunisie.



