Après un an, quatre mois et trois jours d'arrêt, EDF a annoncé que l’unité de production n°2 du Centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Chooz (Ardennes), dirigé par Solène Gourion, avait été raccordée le 15 avril avant d’atteindre 100% de sa puissance le 19 avril.
Prévu initialement en décembre et retardé par des aléas techniques (arrêt automatique du réacteur 2 suite à un court-circuit sur une carte électronique) et les mouvements sociaux liés à la réforme des retraites, le processus de redémarrage du réacteur 2, préparé de longue date, mais composé de neuf étapes soumises à autorisation puis validation de l’Autorité de sûreté nucléaire, a enfin abouti.
489 jours de chantier
A l’arrêt depuis le 16 décembre 2021, une situation sans précédent, cet aéroréfrigérant a pu reprendre sa production d’électricité après 489 jours d’expertises, de contrôle et de travaux effectués suite à la présence d’un phénomène de corrosion sous contrainte, identifié lors d’une visite décennale, sur la tuyauterie en acier inoxydable du circuit d’injection de sécurité et ayant nécessité un contrôle préventif. Des opérations de redémarrage se poursuivent par ailleurs sur son homologue, l’unité n°1, mais aucune date précise n’a encore été donnée par EDF sur sa reconnexion au réseau électrique.
Au total, ce sont 58 mètres linéaires de tuyauterie qui ont été remplacés sur les deux réacteurs 1, quand 107 soudures étaient soumises à des opérations de contrôle. En dépit de ce chantier, 10 000 activités de maintenance ont pu être réalisées en 2022 dans le cadre des visites partielles des deux réacteurs.
Lorsque les deux unités, de 1 450 MWe mis en service en 1997, seront pleinement recouplées, la centrale nucléaire, qui emploie 777 salariés et fait travailler 400 salariés permanents d’entreprises partenaires, redeviendra un acteur majeur du marché énergétique. En 2021, elle a produit 13,67 TWh d’électricité, ce qui représentait 3,8% de la production nucléaire française.



