Nikola Motor, c’est un peu la fable de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, avec Tesla dans le rôle de ce dernier.
Cette start-up créée en 2014 à Phoenix (Arizona) par Trevor Milton assurait pouvoir développer rapidement un camion à motorisation hydrogène. Ses promesses lui ont permis d’être introduite en Bourse le 4 juin 2020, le constructeur General Motors envisageant même de prendre 11 % de son capital. Dès le 10 septembre, un rapport assure que Nikola Motor a menti sur les essais des poids lourds à l’hydrogène. Le cours de Bourse s’écroule et le fondateur démissionne.
Nouveau rebondissement le 30 novembre. GM annonce qu’il n’est plus question d’entrer au capital, mais seulement d’un partenariat dans lequel il fournira à Nikola son système Hydrotec de pile à combustible. En Europe, la start-up doit livrer à la fin 2021 un premier camion électrique, en partenariat avec Iveco... En attendant, les principaux constructeurs européens sont, eux, très avancés sur le poids lourd électrique.



