Le saviez-vous ? Lorsqu’il s’est désintégré mercredi 21 février, le satellite européen ERS-2 a généré de minuscules particules d’aluminium. Problème, elles resteront de nombreuses années dans les hautes couches de l’atmosphère et fragiliseront la couche d’ozone qui sert de bouclier à la Terre contre les rayonnements du soleil. Pour remédier à ce problème amené à grandir à mesure que les lancements de satellites vont se multiplier, une équipe de scientifiques de l’université de Kyoto (Japon) planche depuis plusieurs années sur un satellite en bois. Et pas n’importe quel bois.
Plusieurs bois testés dans l’ISS
Il leur a fallu trouver une essence suffisamment résistante aux conditions extrêmes de l’espace (changements de températures, rayons cosmiques, particules solaires…). Après avoir consulté des charpentiers et des menuisiers qui travaillaient notamment à la rénovation de temples shintoïstes ou à la réparation de vieux costumes de samouraï comme le relatait Franceinfo au mois d’octobre, ils ont envoyé trois bois différents dans la Station spatiale internationale pour y conduire des tests en 2022.
Kyoto University Si aucun n’a subi de déformation ni de changement de masse, c’est le bois de magnolia qui a retenu l’attention des chercheurs. «L'équipe a choisi le magnolia pour sa maniabilité relativement élevée, sa stabilité dimensionnelle et sa résistance globale», explique l’université de Kyoto dans un communiqué.
C’est donc avec ce bois que l’équipe a conçu son mini satellite de la taille d’une tasse baptisé LignoSat. Sauf surprise, il doit être lancé dès l’été prochain à l’aide d’une fusée américaine pour une mission de six mois. Le projet, initié en 2020, prévoyait au départ que le satellite soit envoyé dans l'espace en 2023... Mais le pays a depuis rencontré de beaux succès dans le spatial, comme le lancement réussi de la fusée H3.




