Le gouvernement va fluidifier le passage des marchandises dans les ports

Lors du second comité interministériel de la logistique (Cilog) du 21 octobre, plusieurs mesures ont été présentées afin de fluidifier les échanges de marchandises. Les procédures seront simplifiées dans les ports.

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Port du Havre
Le second comité interministériel de la logistique (Cilog) a pour objectif de faire de la logistique un levier de compétitivité dans la relance économique de la France.

Le gouvernement va glisser de l’huile dans les rouages de la chaîne logistique aux principaux points d’entrée et de sortie des marchandises : les ports français. A partir de novembre 2021, il commencera à déployer des procédures simplifiées au Havre (Seine-Maritime) et à Marseille (Bouches-du-Rhône), en transférant à la douane des missions de contrôle import de la DGCCRF. Puis d’ici fin 2021, ce sera au tour d’un guichet unique numérique "France Sésame" d’être étendu au Havre, à Marseille et à Dunkerque (Nord). A la clé : une meilleure fluidité offertes aux entreprises pour accomplir les formalités douanières applicables aux marchandises phytosanitaires.

En 2022, d’autres services s’ajouteront à ces outils comme la messagerie ou la mise à disposition d’indicateurs et l’extension de France Sésame aux autres ports maritimes. De nouvelles fonctionnalités arriveront en 2022 dans l’outil SI Brexit qui a été déployé en 2019 pour effectuer des opérations en cours de traversées.

Annoncées à l’issue du second comité interministériel de la logistique (Cilog)  qui s’est réuni le 21 octobre à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) sous l’égide du ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari et la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runachier, ces mesures ne sont pas forcément spectaculaires. Mais ces améliorations pratiques étaient réclamées par la filière du transport et de la logistique, qui pèse 10 % du PIB et 1,8 million d’emplois (selon le rapport Hémar-Daher publié en 2019).

Fluidifier (aussi) la logistique urbaine

Le Cilog promet aussi d’être le point de départ d’actions pour faciliter la logistique urbaine. S’appuyant sur un rapport remis le 21 octobre, les pouvoirs publics vont obliger les collectivités à publier sur une plateforme leur réglementation en matière de circulation (horaires, motorisations etc) et à inciter les élus à parler plus étroitement avec les professionnels. Dans le cadre des ZFE (zones à faible émission métropolitaine), les chantiers s’annoncent épineux, notamment en matière de motorisations. «Dans les 5 à 10 ans, pour le dernier kilomètre, le chemin est tracé, ce sera l’électrique. Pas pour les poids lourds. Avant l’hydrogène, d’ici 20 ans, il n’existe pas d’autres solutions que le diesel ou le gaz» pointe la présidente de France logistique, co-autrice du rapport.

Un appel à projet pour une logistique 4.0 est par ailleurs lancé par l’Ademe avec 90 millions d'euros d’aide à la clé.

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