Promalyon vise l’expertise en robotisation logistique

Basé à Grézieu-La-Varenne, près de Lyon, l'équipementier multiplie les contrats dans le domaine de la palettisation et de la préparation de commandes.

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Promalyon
Promalyon revendique un parc de 600 installations en France.

Vingt-cinq projets dans la logistique au cours des trois dernières années, dont près des deux tiers par le biais d’intégrateurs et la partie restante en direct, avec des clients tels que Decathlon, DHL, le distributeur de livres MDS ou encore Schneider Electric : la conjoncture est plutôt bonne pour Promalyon, spécialiste de la robotisation de la fin de ligne.

L’entreprise basée à Grézieu-La-Varenne, près de Lyon (Rhône), a réalisé un chiffre d’affaires de 9,6 millions d’euros au cours du dernier exercice. Elle profite de la croissance du e-commerce et de la raréfaction de la main-d’œuvre dans le domaine de la logistique pour placer son matériel. Selon l’entreprise, en robotisant entre 50 et 80% des flux standard, il est possible de déplacer les opérateurs sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme la gestion de commandes spécifiques, des pics saisonniers ou les opérations nécessitant réactivité et discernement. Ses robots polyarticulés constituent une réponse au besoin d’automatiser des tâches répétitives et fatigantes. Mais il n’y a pas que ça pour expliquer la progression de l’entreprise sur ce marché…

Mécanisation ponctuelle

« Par rapport à d’autres confrères, nous sommes des adeptes de la mécanisation ponctuelle, indique Erwan Baley, le directeur commercial. Nous ne forçons pas à la dépense, pourquoi utiliser vingt robots quand deux, avec un travail bien organisé, peuvent suffire ? ». L’entreprise se targue de pouvoir intervenir pour des budgets ne dépassant pas les 500 000 euros quand d’autres ne se déplacent que pour 20 millions d’euros ! Elle met en avant sa compréhension des processus dans les activités de palettisation et de dépalettisation hétérogène, dans la préparation de commande et le chargement automatisé de conteneurs. Soit des activités typiques chez les logisticiens. « Afin de réduire les coûts, nous lissons le plus possible la charge du robot », souligne Erwan Baley. Dans cet objectif, Promalyon peut se prévaloir d’un outil spécifique, le WCS-Fabtracer, un logiciel propriétaire jouant le rôle de passerelle entre les îlots robotisés de préparation de commande et les opérations manuelles pilotées par un logiciel de gestion de l’entrepôt (Warehouse management system).

Algorithmes 

« L’idée est de faire en sorte que le robot travaille de façon organisée pour traiter les bonnes références au bon moment », détaille Erwan Baley. Et de poursuivre : « Les palettes partiellement préparées sont en revanche confiées à des opérateurs ». Ce sont les algorithmes de palettisation hétérogène du WCS-Fabtracer qui permettent de distribuer le travail entre les opérateurs et les robots. De cette manière, les robots ne viennent pas bouleverser l’organisation en place mais s’intègrent dans l’entrepôt dans une logique de complémentarité avec les opérateurs.  Promalyon met également en avant sa capacité à implanter son matériel sans obliger l’industriel à arrêter la production. Côté matériel, l’entreprise lyonnaise travaille avec les principaux roboticiens du marché : Fanuc, Kuka, Yaskawa. Le travail est toujours effectué par des robots industriels habitués au transport de charges lourdes, jusqu’à 90 kg par prise, et sur des cadences soutenues, de l’ordre de 250 cycles par heure.

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Cobots

« Les cobots n’ont pas vraiment leur place dans nos configurations compte tenu des charges et des cadences », note Erwan Baley. Fort de ces atouts, Promalyon veut renforcer sa spécialisation dans le domaine de la logistique.

Ce marché représente aujourd’hui 50% de son chiffre d’affaires, le reste étant constitué par des applications dans l’industrie alimentaire, la pharmacie ou l’industrie. Il est possible qu’un service dédié soit créé, sachant que l’entreprise emploie 40 personnes et que près de la moitié d’entre elles travaillent au bureau d’études. Des opérations de croissance externe pourraient également être effectuées. Mais, pour l’heure, rien n’est vraiment décidé. L’entreprise, fondée en 1988, revendique 600 installations en France.

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