2020 voit les bonnes nouvelles s'enchaîner pour la société de biotechnologie française Carmat, fondée en 2008. Après avoir levé 60 millions d'euros, puis obtenu l'autorisation de reprendre les essais cliniques de son coeur artificiel total en France (suspendus deux ans plus tôt), elle franchit une nouvelle étape décisive. La société a en effet obtenu le 22 décembre le marquage CE pour son coeur artificiel total, destiné aux patients souffrant de grave insuffisance cardiaque biventriculaire.
Cela signifie que le français peut désormais commercialiser le dispositif médical dans tous les pays reconnaissant le marquage CE, dans l'Union européenne et au-delà.
Carmat prévoit de commercialiser son coeur artificiel au deuxième trimestre 2021. Son usine du Bois d'Arcy (Yvelines), qui compte 60 salariés, doit monter en puissance dans les prochaines semaines pour accompagner cette nouvelle étape. Le siège social et la R & D sont eux situés à Vélizy (Yvelines).
Une solution pour des milliers de patients
Le coeur bioprothétique développé depuis par Carmat bénéficie d'un marquage CE "en tant que pont à la transplantation chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque biventriculaire terminale (classes Intermacs 1-4) qui ne peuvent pas bénéficier d'une thérapie médicale maximale ou d'un dispositif d'assistance ventriculaire gauche (LVAD) et qui sont susceptibles de bénéficier d'une transplantation cardiaque dans les 180 jours suivant l'implantation", précise l'entreprise.
La prothèse abrite deux ventricules, actionnés par un moteur incorporé, qui viennent remplacer les ventricules malades et se relier aux oreillettes du cœur d’un patient souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale. Un système portable d'alimentation externe complète le dispositif.
Ce sont potentiellement des dizaines de milliers de malades qui pourraient en bénéficier pour améliorer considérablement leur qualité de vie, en alternative à la transplantation cardiaque, pour laquelle les coeurs naturels manquent cruellement.



