Le spécialiste français de la fenêtre Lorillard, basé à Chartres (Eure-et-Loir), a repris la menuiserie familiale Poupin, à Loiron-Ruillé (Mayenne), qui existe depuis 1950. Le dirigeant Didier Poupin part en retraite, sa fille Laura Poupin devient directrice générale de l'entreprise. Le montant de l'acquisition n'est pas communiqué.
Poupin conserve ses 135 salariés, son identité et ses agences. « Nos marchés sont complémentaires », dit Thierry Luce, président de Lorillard, qui va pouvoir implanter une agence travaux dédiée aux grands comptes à Saint-Jacques, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), au sein d'une agence Poupin.
Lorillard, premier groupe français indépendant de menuiserie industrielle, avait déjà acquis un confrère dans la Manche en 2021, Meslin. Avec Poupin, il se dote d'une huitième usine. Des investissements sont prévus sur place, à commencer par une cabine de laquage bois pour un montant d'1,3 million d'euros. « La demande sur les menuiseries bois est en forte hausse », dit Thierry Luce.
Flambée des matières premières, + 20 % sur les prix
Poupin fabrique des fenêtres et des portes sur mesure en aluminium, PVC et bois principalement à destination des particuliers. Alors que Lorillard, connu à travers sa marque grand public Lorenove, s'adresse aussi aux grands comptes, tels que les bailleurs sociaux et les groupes de BTP.
Poupin a réalisé 15,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021et vise les 20 millions d’euros en 2022. Grâce à cette acquisition, Lorillard emploie désormais 1 200 salariés et produit 1 300 menuiseries par jour. L'industriel chartrain a réalisé un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros en 2021 et vise 230 millions d’euros en 2022. Une hausse qui s'explique par la croissance externe, mais aussi par l'augmentation des coûts de matières premières, + 57 % sur le PVC par exemple, hausse répercutée sur les prix de vente en progression de 20 %.



